Messe d’enterrement

…de Jacques Chirac.

Il y a quelque chose de plaisant à voir tous ces jean-foutres du plus haut niveau de la révolution, bien assis en rang à ronger leur frein maçonnique, leur matérialisme et leurs haines recuites les uns envers les autres (envers le mort devant ou les vivants d’à-coté d’ailleurs), restant là à écouter et à assister à une heure trente de messe PARCE QU’ILS N’ONT PAS LE CHOIX.

Un des derniers privilèges que l’Eglise peut encore imposer à ces ennemis de la France.

Délectable.

15 Août: Assomption et vœux de Louis XIII

Voeux de Louis XIII:

Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre Etat, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté, que d’accidents qui nous pouvaient perdre.

Lorsque nous sommes entrés au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause, que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice. La rebellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’Etat, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.

Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs Etats dont ils avaient été dépouillés. Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet Etat, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.

Prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets

Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous proternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre rédemption par la vie et la mort du Fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu’à nous et à ce Fils par sa Mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.

A ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre Etat, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre le fléau de la guerre, ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de l’Eglise cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne en ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix et où nous serons représentés aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.

Exhortons pareillement tous les archevêques et évesques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse

Nous admonestons le sieur archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son Eglise cathédrale et qu’après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite Eglise à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales les plus solennelles; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourgs et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.

Exhortons pareillement tous les archevêques et évesques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse; entendant qu’à la dite cérémonie les Cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de ville y soient présents ; et d’autant qu’il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevesques et évesques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites Eglises pour y être faite la dite cérémonie et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d’admonester tous nos Peuples d’avoir une dévotion particulière a la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse largement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre plaisir.

Louis

par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre

Cahors: retraite auprès de la Sainte-Coiffe

  • La cathédrale Saint-Etienne de Cahors, en plus de son unique architecture (elle possède les plus grandes coupoles d’Europe après Sainte-Sophie d’Istanboul), est dépositaire d’un des linges du Saint-Suaire: le bonnet mortuaire du Christ, appelé localement Sainte-Coiffe.
  • La sainte relique fut traditionnellement exposée annuellement à la Pentecôte, ou lors des catastrophes locales (lors des deux épisodes de peste, et la ville fut épargnée à chaque fois) ou lors des catastrophes nationales (1940 fut la dernière sortie en procession).
  • A partir des années soixante et de sa triste « modernisation » liturgique qui en suivit, la vénération fut oubliée, jusqu’à 2019.
  • La Sainte-Coiffe est à nouveau offerte à la vénération pour les 900 ans de la cathédrale.
  • Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto.

  • Justice de la république, justice ineffective

    Fin de tableau pour la Justice républicaine.

    En effet, celle-ci caracole dans les dernières dans le classement récemment paru par la Commission Européenne dans son « tableau de bord de la justice dans l’UE et les systèmes judiciaires nationaux ».

    Petit budget (deux fois moins qu’en Allemagne ) et manque d’effectifs paralysent son fonctionnement. Il faut en moyenne 304 jours pour voir son affaire jugée.

    Et on ne parle pas des syndicats politiques qui pourrissent son fonctionnement

    Au fait: les deux premiers pays du classement sont des monarchies: le Royaume-Uni et le Luxembourg.

    Bref. La justice n’a jamais été une priorité de la république.

    Vincent Lambert: acharnement euthanasique

    Le « cas » Vincent Lambert, comme on l’appelle dans les instances médicalo-journalistiques, se déroule depuis maintenant plusieurs années (2010) à Reims et dans les différentes cours de justice de France ou d’ailleurs.

    M. Vincent Lambert est handicapé en état de conscience minimale à la suite d’un tragique accident de la route (d’abord en coma végétatif puis, en s’améliorant, en « pauci-relationnel »).

    En 2013, se fondant sur l’absence d’évolution neurologique, estimant par la suite les liaisons cérébrales irréversibles, l’équipe médicale entame une procédure de fin de vie en stoppant son alimentation et son hydratation. La décision divise la communauté médicale, la famille Lambert (l’absence de consensus familial est un des nœuds du problème) et notre société avec la médiatisation de la procédure, et même les cours de justices diffèrent dans leur interprétations.

    La décision est alors cassée et la poursuite recours-décisions s’enchaine, laissant M. Lambert en suspend.

    Aujourd’hui, dépendant d’aucune machine (la presse désinforme en parlant de traitement), entrant dans le cadre connu des malades lourdement handicapés pouvant être traité dans des structures d’accueil disponibles, M. Lambert, qui n’est pas en fin de vie, est en attente de mise à mort par cessation d’alimentation, avec une insistance inexplicable alors que plusieurs établissements hospitaliers ont offert de l’accueillir.

    Si l’acharnement thérapeutique, ou l’obstination déraisonnable, sont évidemment à proscrire, il en va autrement quand il s’agit de cesser non des soins, mais bien l’alimentation d’un malade.

    Alors pourquoi un tel acharnement « euthanasique »? La famille est bien évidement divisée sur la poursuite des soins à apporter, et il n’est pas du tout question ici de dénoncer ou accuser quiconque.

    Mais au-delà encore, c’est à notre société que se pose la question de la dignité de la vie humaine, celle-ci n’étant déjà plus reconnue à l’embryon, elle le devient de moins en moins des « inutiles ».

    Si aujourd’hui on laisse mourir de faim un handicapé lourd, qui empêchera la médecine (ou un conseil quelconque) de demain de mettre à mort des cas similaires (1700 en France) ou même plus légers. Notre médecine n’est-elle donc devenue si moderne que pour finalement en arriver à tuer les malades?

    C’est dans les situations ambiguës et délicates comme celle-ci que des décisions de principe, fortes, doivent être prises, énonçant les valeurs qui régissent notre société.

    Malheureusement, il existe dans notre pays une idéologie qui considère l’homme comme une machine, réduit à un matérialisme étroit qui évalue la vie par son utilité (les philosophes du XVIII l’ont mise à jour et la révolution en a fait son credo). C’est évidement une ligne à laquelle s’opposent ceux qui voient dans la vie de la conception à sa fin, une intrinsèque dignité, sacrée, ni jetable ni interchangeable.

    *     *      *

    Alors, quelle limite pour la mise à mort médicalement assistée? Le consentement librement exprimé, des documents juridiques, un tuteur ou une réunion médicale?

    Qui est considéré comme « euthanasiable »? Des polyhandicapés physiques, mentaux, des prématurés ou des retraités souffrant d’Alzheimer, les fauteuils roulants, pourquoi pas des inutiles?… Il ne faut pas que la perception des bien-portant sur la situation tragique des handicapés (« vie inutile ») devienne une porte ouverte à éradiquer.

    Pensez-y: la prochaine fois que vous irez à l’hôpital, vous pourriez être directement concerné(e).

    La France divisée au coeur

    Est-il encore possible en France d’avoir une vraie et pleine communion nationale lors de deuils ou de commémorations officiels ? Malheureusement, poser cette question revient à répondre par la négative.

    Les arrière-pensées électoralistes qui sont prêtées aux hommes politiques, à tort ou à raison, les procès en récupération, justifiés ou non, pourrissent désormais ces moments, indispensables pour notre société, d’union nationale.

    Nos compatriotes, divisés par les partis, sont devenus incapables de se retrouver, même lors des dates clefs ou des moments forts de notre histoire.

    Prenons un exemple : le 14 Juillet, fête de la révolution est devenu un troisième tour présidentiel que la gagnant du sponsoring électoral reçoit désormais entre huées ou total absentéisme, selon la présence des forces de l’ordre.

    Ou encore : les formelles allocutions télévisées (nouvel an etc.) ont des audimats scrutés comme un dépouillement, ou chacun encourage qui à suivre, qui à boycotter.

    Mais le fond du problème est atteint quand ce sont les 11 Novembre, 8 Mai ou les hommages nationaux des héros tombés pour d’autres compatriotes (tels les exemplaires Arnaud Beltrame, Cédric de Pierrepont ou Alain Bertoncello), qui subissent les dérives partisanes. Ainsi, même lors de ces événements nationaux apartisans, les clans se critiquent, les partis se dénoncent, mais surtout même les Français se déchirent, accusant le titulaire de l’Elysée, éternel chef d’un parti, toujours suspect de récupération ou accusé d’être coupable par intérêt politicien de la situation.

    Il n’y a plus ni trêve ni d’union sacrée dans notre pays.

    La république nous divise au cœur, Bismarck avait bien raison.

    Il n’y a qu’une solution pour ressouder le Français entre eux : rétablir la royauté dans son exercice à la tête de l’Etat, seul chef de patrie.

    Ça marche d’ailleurs déjà : c’est la seule solution qui unisse tous ces partis diviseurs dans leur opposition, le gâteau électoral étant leur fromage.

    #HommageNational

     

    Hommage à nos soldats

    L’ « Hommage National » officiel fut rendu ce matin dans la cour de l’hôtel des Invalides à Paris en l’honneur de nos deux commandos de marine, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tombés en secourant deux touristes irresponsables faits prisonniers lors d’un safari en zone classée rouge par le Quai d’Orsay.

    La mort héroïque de ces hommes, dans la ligne de celle du Lieutenant-Colonel Arnaud Beltrame, génère une gigantesque vague d’émotion à la hauteur d’un sentiment d’injustice qui a frappé les Français devant le sacrifice absolu que ces hommes ont fait pour d’autres.

    Je voulais associer à cet hommage la mémoire de nos soldats engagés sur les théâtres extérieurs (au Mali ou ailleurs), ou lors d’opérations menées sur notre sol, tombés par fidélité à notre pays.

    + RIP +