Non, les messages des religions ne sont pas équivalents et c’est bien là LEUR problème.

L’islam pose à notre gouvernement révolutionnaire une question à laquelle il ne peut répondre à cause du dogme républicain.

Depuis un certain bus noctilien et les prières de rues, l’Islam a fait une entrée fracassante à la une de nos journaux.

La majorité de nos éditorialistes/journalistes/élus en loue les valeurs humanistes, voire le message de paix et d’amour dont il serait porteur; les courriers des lecteurs et les faits divers rapellent l’inverse.

Pourquoi cette différence ?

Et nos officiels de se demander entre eux sur des talk-show encadrés: l’Islam est-il constitutif de notre identité? Est-il compatible avec les valeurs de la république? Ou même la démocratie?

Que la réponse au trois soit non ne gêne pas nos journalistes aux ordres qui invariablement recommande une fuite en avant vers plus d’intégration à la religion islamique et dénoncent avec engagement les dérives intégristes catholiques (?)!

Islam et démocratie

Quel problème l’Islam pose-t-il à nos apparatchiks pour qu’ils s’aveuglent si volontairement? Pourquoi tant d’acharnement à temporiser les printemps les révolutions islamiques en Afrique du nord, les gouvernements islamo-démocrates (« c’est comme les partis chrétien-démocrates! » dixit le Ministre des Affaires Etrangères Allemand, dans la droite ligne du notre), et les législations made-in-charia alors que le moindre  résistant-partisan de nos camarades fonctionnaires journalistes s’étrangle à l’idée que la Hongrie puisse voter librement et démocratiquement (c’est-à-dire sans recours aux armes de l’Otan ni de milices financées par certains champs pétrolifères) une nouvelle constitution où Dieu apparaît en remplacement de la république?

Que l’anticléricalisme primaire ait encore de nombreux partisans tout autant primaires ne justifie pas tout. Alors pourquoi ne peut-on soulever les questions que posent la religion islamique sans accuser à tout instant le catholicisme?

C’est assez simple : Il faut noircir l’un pour blanchir l’autre, parce que simplement les religions ne se valent pas et on refuse de le reconnaître parce que cela heurte et remet en cause leur dogme religieux révolutionnaire libéral-relativiste.

Une remise en cause de notre système révolutionnaire égalitariste et libéral. 

Au-delà de sa violence intrinsèque totalitaire, le réel problème que l’Islam pose à notre gouvernement et à sa nébuleuse de clubs de pansé,  c’est qu’il questionne le cœur même de notre régime, placé désormais devant une réalité que leur grille de lecture mentale a refusé comme postulat. L’Islam ne peut accepter la Révolution et comme il n’existe pas de clergé officiel à noyer ou à guillotiner, on est bien obligé de se pencher sur le message (et aussi on veut montrer bien fort qu’on est pour la liberté des cultes etc.; en plus nous on ne croît en rien; et en plus c’est la faute des Catholiques si on les a massacrés: la révolution, c’est un progrès).

Mais là surprise! Les messages des religions sont différents et c’est au dogme même de notre régime qu’on touche : la libre égalité des cultes.

Non, les religions n’ont pas toutes le même message pour l’humanité.

Non, les religions n’ont pas toutes comme valeur cardinale la séparation temporel-spirituel, et son corollaire l’Etat de droit démocratique.

Non, les religions n’ont pas toutes en elles humanisme, charité et respect de l’autre.

Non, les religions ne sont pas toutes égales.

Et oui, notre sacro-saint dogme Liberté Egalité Fraternité, qui en soit est déjà la définition de la quadrature du cercle, est une plantade.

Les religions ne sont pas toutes égales. Donc certaines sont meilleures que d’autres (l’affreux gros mot). Donc il vaut mieux pour une société d’encourager celle qui garantie le mieux l’Etat de droit démocratique.

Mais pour le savoir, il faut s’interroger honnêtement les valeurs de chacune, et non pas suivre aveuglement leurs déclarations médiatiques. C’est là que le bat blesse!

La boite de Pandor relativiste.

L’Islam ouvre cette boite de Pandor que les religions ethniques ou les sectes « progrestantes » ne veulent surtout pas voir s’ouvrir, de peur que le masque médiatique ne tombe.

Mais ne nous aveuglons pas volontairement: la réalité est qu’il n’y a qu’une seule source de valeurs débouchant sur un état de droit démocratique, c’est le Catholicisme.

Je dis bien : Catholicisme, et non christianisme en général. La hiérarchie de l’Eglise sous l’autorité d’un seul homme, par ailleurs chef d’un Etat inexistant, est la garantie d’une indépendance absolue des autres princes du monde au pouvoir.

La situation protestante, soumise au chef des Etats temporels, n’offre que deux options non exclusives: soit un gloubiboulga relativiste où l’opinion du moment est érigée en dogme (qui ne reconnaît pas l’idéologie du genre doit être condamné); soit une servitude étatique absolue qui confine au fonctionnarisme iranien. Les deux sont les portes ouvertes au totalitarisme.

Dans les deux cas, la situation avec l’islam est similaire: pas de distinction temporel-spirituel. Le comble pour une idéologie clamant si haut la séparation des pouvoirs politiques!

Quant au judaïsme, il bénéficie de 2000 ans de non-exercice de pouvoir temporel pour donner des bons points ici où là, mais ses réalisations depuis son accession en 1948 à la souveraineté temporelle (Israël, Etat laïc?!) ne joue pas en sa faveur: la loi religieuse pèse lourdement sur les athées ou non-juifs (même les Samaritains !), où l’athéisme est souvent la seule porte d’opposition, à dérive révolutionnaire.

Les utopies des Lumières: un club d’illuminés?

Mais alors! De tout ceci que penser? Et bien on s’est planté au XVIIIème siècle.

Le mythe égalitaire relativiste où se niche la protestation anticléricale révolutionnaire s’est planté.

Notre pensée européenne (on ne dit plus chrétienté mais occident) s’est engluée sous la pression du neuf.

Initiée avec la découverte officielle du Nouveau Monde (XVè), la révolution scientifique et technique (« le monde naturel tout entier est écrit en langage mathématique »  Galilée), philosophique (Doute cartésien et apparition de la Réforme), économique (libéralisme économique d’Adam Smith et spéculation financière avec Law) et sociale (révolution des mœurs et apparition de l’individualisme et de l’Opinion publique) a marqué l’avènement d’un siècle où la vie se faisait plus facile pour ceux qui avait les compétences pour lire, le temps pour expérimenter ou converser.

C’est l’émergence d’une bourgeoisie plus consciente d’elle-même, qui se veut libre-penseur et libre de commercer, enfin affranchie des cadres mentaux, des barrieres tarifaires légales et des protections sociales qu’offre l’Eglise et la royauté à la population encore largement dépendante des législations collectives (dès 1789, on supprime les droits collectifs et en 1791, on supprime les corporations…).

En ces temps utilitaristes, les communautés monastiques sont autant de femmes et d’hommes inutiles à la société; les aumônes et charités assurées par l’Eglise entretiennent les fainéants. Ceci sans compter les terres parfaitement entretenues de l’Eglise (qui payent les hospices, les hôpitaux, maisons de filles mères, les orphelinats et l’instruction des enfants dans nos villages etc. ) font saliver plus d’un jaloux (elles ont d’ailleurs vite confisquées, puis dilapidées au plus grand bénéfices de quelques-uns).

Enivré de changements et d’opinion, on s’est alors créé une bulle spéculative intellectuelle où le monde à la mode anglaise tenait le haut du pavé des clubs et salons.  Un vrai pays libre : pas de monastères ! Nos philosophes d’alors ont crédité cette évolution de l’humanité à l’émancipation de l’esprit et au pouvoir de la réflexion (la Raison déifiée!).

Paradoxalement, c’est le catholicisme qui est alors accusé de relevé du domaine de la croyance (puisqu’elle parle de Foi), c’est-à-dire de l’invérifiable (Le protestantisme anglican dénonce les Saints et les Mystères, « superstitions » imposées par le clergé romain). On lui déni son bilan et on l’accuse d’être une infâme superstition oppressante.

Alors que seule cette religion a permis dans l’histoire de l’humanité un tel progrès humain, on a jeté le bébé avec l’eau du bain.

On s’est créé un mythe prométhéen illimité ex-nihilo. Un progrès en soit. Le beau, l’utile, le vrai et non le beau le bon le vrai; liberté, égalité, fraternité et non une Foi, une loi, un Roi ; la Raison triomphante face à l’Espérance et à la Foi !

L’homme s’affranchissait et gagnait sa liberté!

Mais comme toutes les bulles, qui apparaissent sur une réalité, elles s’émancipent bientot de celle-ci pour se nourrir exclusivement de leur propre utopie avant d’exploser vilainement à la figure de ceux qu’elles bernent.

L’Islam : le réveil-matin de nos idéologies?

Le libéralisme  se révèle plus inégalitaires que jamais tandis que ses corollaires intellectuels se heurtent de plein fouet à une réalité qui s’incarne dans l’Islam, restée insensible à ses dérives relativistes: pas de relativisme, pas de libéralisme, pas de matérialisme.

Voici les raisons des soi-disant printemps arabes, que nos apparatchiks ne peuvent comprendre: c’est une révolte anti-occident; anti-révolution. Le comble pour des esprits pour qui les révolutions sont TOUJOURS bonnes (qu’importent les dictatures et massacres qu’elles engendrent…).

En refusant d’ouvrir les yeux, on est encore en plein déni de réalité, une vision édulcorée qui tient plus du vœu pieu que de l’honnêteté.

L’Islam est un danger totalitaire pour nos sociétés puisqu’il cumule temporel et spirituel (le sabre est son goupillon). Refuser d’affronter la question qu’il nous pose, c’est refuser les conséquences du diagnostic.

Le progressisme est une religion et ses adeptes sont au pouvoir.  Avant tout anticléricaux, par doctrine ou par tradition, ils ont du mal à se remettre en cause, malgré les apports savants du grand siècle (catholique !) de la raison: la superstition, non le catholicisme,  est l’ennemi!

Le matérialisme relativiste de notre  utopie est une idéologie morte-née et le seul moyen de protéger notre mode de vie, c’est de revenir à la source. Ce qui veut dire reconnaître nos erreurs…

Et puis quoi? On s’est juste planté.

On s’est planté comme des apprentis-sorciers en instaurant au milieu d’un chaos sanglant un régime totalitaire utopique. Et on continue d’enfoncer le clou sans oser lever le voile de la vraie question: nous sommes ce que le catholicisme fit de nous, qu’on le soutienne ou qu’on s’y oppose, mais c’est la seule religion qui soit constitutive de notre identité (et de nos arts)  et de notre mode de vie.

Le catholicisme n’a pas de code civil divin. La liberté est au cœur des on message.

Et c’est la seule religion catholique, malgré les imperfections de son Eglise, qui soit source de ces valeurs et qui en a l’exclusive parenté. C’est la construction humaine fidèle autant qu’elle peut aux valeurs de l’Evangiles, qui sont, eux,  notre socle de constitutionalité. Les Etats-Unis prérévolutionnaires l’ont inscrit dans leur constitution ; la Hongrie libérée de l’idéologie marxiste, vient de le faire.

Le réalisme empirique de la royauté avait placé ces valeurs au cœur de son système social et gouvernemental, ultime rempart contre l’utopie humaine et le totalitarisme théocratique ou politique.

A quand notre tour ? Ouvrons les yeux, soyons honnêtes et nous avancerons plus sereinement.

La royauté (monarchie successorale catholique) est le seul gouvernement qui fonctionne pour nos sociétés européennes. Et nous n’auront pas à couper les cheveux en quatre pour répondre aux questions que pose l’Islam à nos sociétés.

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