La Tribune fait l’apologie de la royauté

Une bonne critique de la situation politique, mais une mauvaise réponse.

Même les financiers reconnaissent l’incompétence et l’imposture de la particratie révolutionnaire qui nous gouverne. Ils appellent à un changement !

LaTribune/M. Fiorentino

Ici.

L’arnaque, c’est qu’après avoir dénoncé les maux que l’on connaît déjà, c’est d’un gouvernement de techniciens, même de banquiers,  dont ces critiques-chevaliers-blancs rêvent, prenant en exemple le Gouvernement Monti en Italie!

Et c’est oublier M. Pompidou, représentant officiel de ce courant : la finance au pouvoir, c’est déjà fait ; elle veut juste désormais s’émanciper des pantins en place, et le dit dans le quotidien économique La Tribune! Ça s’appelle un lâchage…

Le problème n’est pas que l’incompétence (ou la mauvaise utilisation de celle-ci), mais aussi les logiques d’agenda électoral qui imposent ces combinaisons électoralistes au détriments de la stabilité de la gouvernance. Le problème est celui des priorité publiques, qui ressemblent à si méprendre à des priorités privées. Mais ce système permet-il un autre choix?

C’est la crise, au sens grec : le moment des choix. Et des aventuriers.

Notre situation est grave et nos dirigeants pataugent dans une boue insalubre.

Sous couvert d’être une bonne parole dénonçant la particratie, la finance s’offre en alternative technicienne, sure, neutre, efficace et généreuse. Presque désintéressée.

Mais ce n’est pas suffisant. Oui, nos politiciens ne servent qu’eux-mêmes. Oui, leurs compétences peuvent se mesurer à l’aune du gouffre abyssal où leur démagogie idéologique nous a mené. Mais non, le remplacement par un corps de métier privé n’est en aucun cas un gage de bonne gouvernance.

Il ne s’agit pas de savoir qui tire les ficelles de qui. Mais il s’agit de rendre au politique son primat et son temps d’action naturel.

 Et il n’y a qu’une seule vraie et honnête solution politique : la restauration.

Seule le rétablissement d’une royauté permettra de remplacer ces politiciens, tout en évitant l’OPA d’un corps de métiers sur l’Etat et la confiscation des forces publiques à leur unique profit.

Oui, la particratie ne sert qu’elle-même.

Oui, il faut mettre fin à ce système court-termiste qui ne dégage pas de compétences.

Mais non ! Remplacer les acteurs par un autre compagnie ne résout rien. Votre sourire généreux de bénévole a des dents de carnassier.

La séparation des pouvoir est une nécessité absolue.

Si autrefois la noblesse, corps d’Etat par excellence, avait interdiction de travailler, ce n’est pas par fainéantise comme ses détracteurs l’on calomnié, mais pour éviter la confiscation du pouvoir économie et politiques dans les mêmes mains : elle est là, la séparation des pouvoirs, à la sauce absolue (Les républiques italiennes ou antiques n’ont pas fait ce choix et cumulaient au pouvoir des oligarchies politico-financières).

Et c’est à cette condition juridique de noblesse[1] seule que l’on pouvait accéder à ces hauts postes publiques réservés (en plus de conditions de compétences universitaires), afin de s’assurer que c’était bien la Couronne et l’Etat qui seraient servis. Plus il y avait de degrés de noblesse, plus les personnels étaient spécialisés au service de l’Etat, moins il y avait d’affaires dans la famille, moins les conflits d’intérêts étaient possibles.

Pas de favoritisme ou de passe-droits ; au contraire, la protection de l’Etat, et in fine, de la nation et de son intérêt général. Rien n’était parfait et des dysfonctionnements existaient ; mais on avait rien trouvé de mieux pour garantir cette sécurité publique[2]. Ces anciens ordres de la société, héritage indo-européen, n’ont pas d’autre but que d’éviter l’oppression de la confusion des pouvoirs.

Et rien n’a changé aujourd’hui.

La royauté: des professionnels de l’intérêt publique.

La seule vraie leçon de la séparation des pouvoirs est là : maintenir la liberté par la distinction des activités à intérêt particulier de celles des activités à intérêt général. Elle est déjà difficile à maintenir quand tout va bien, ce n’est certainement pas pour l’envoyer promener dès le premier intérêt privé qui pointe son nez.

Il faut aux Français une autorité juste et arbitrale, distinctes des intérêts privés et dont l’agenda est calé sur le pays, pas le parti.  Il n’y a pas de meilleur modèle, de meilleure solution que celle qui présida aux destinées de la France durant plus de 1200 ans!

C’est dans la durée que les problèmes se gèrent. c’est dans la longévité et la pérennisation que la stabilité apparaît.

Le court-termisme électoral (et son corollaire l’alternance) ne peuvent assurer ce service. A la base, ce régime est défectueux. Rien ne s’édifie si l’architecte et les plans changent constamment.

Et ce n’est pas en remplaçant une logique privée par une autre que notre situation changera.

En remplaçant l’intérêt des ambitieux placé par leur parti par l’intérêt des techniciens placé par leur entreprise, on reste dans le règne de l’intérêt privé. C’est bien là la seule raison de notre délabrement publique.

Non merci, Monsieur Fiorentino : votre rêve personnel est notre cauchemar.


[1] La noblesse était un statut ouvert; les anoblis faisaient assez grincer les dents des anciens nobles comme des anciens collègues non nobles !

[2] L’abolition des privilèges prend au passage une tournure curieuse quand on y regarde de près : elle ressemble tout d’abord beaucoup à une renonciation puisque ce sont des ci-devant qui l’ont énoncée. Puis seules les conditions de cette séparation public-privé furent vraiment abolie ; on se garda bien de supprimer les droits et créances personnelles…préservation d’intérêts privés, suppression d’intérêts publiques….le libéralisme par la grande porte !

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