Le retour des favorites

fat7_manet_001f.jpg

Première Dame est le titre officiel accordé à l’épouse du président des Etats-Unis (First Lady), titre qui fut décidé pour faire le pendant à celui de reine, princesse et régente.

En France, le statut donné à une reine répond au fait qu’elle est appelée à être mère du souverain, et éventuellement appelée à la régence (c’est-à-dire l’intérim en langage révolutionnaire, relevant de la responsabilité du Président du Sénat) du royaume pendant l’empêchement du souverain.

En France, le titre de Première Dame n’existe donc pas. Ni officiellement en protocole, ni en statut. En effet, comment pourrait-on avoir des responsabilités publiques du fait simple d’être la femme d’un élu?  

Cependant, parallèlement au développement de la fonction présidentielle depuis 1958, le rôle accordé à la conjointe du président de la révolution a pris de l’importance et sa gestion est alors régi par une habitude devenue coutumière (elle a un aujourd’hui un bureau à l’Elysée, et entre 4 à 6 personnes dédiées à son service).

Première dame, deuxième femme?

Avec les évolutions sociales, les situations se compliquent. Que fait-on de la première femme quand elle n’est pas l’actuelle Première Dame?

Comment appeler une femme qui partage le lit du président (la situation inverse ne s’est pas encore présentée), sans être la mère des enfants du président (qui n’ont de toute façon aucune reconnaissance institutionnelle)?

Et que fait-on de celle qui est mère des enfants du président élu?

Y a-t-il des préséances protocolaires? Celle qui à donnée des enfants au président avant celle qui a donné des enfants à un autre? Ou celle qui en donné le plus, ou la première au président?

Et quand aucun lien juridique ne lie les deux personnes…

La Pompadour

Il existe en France un statut pour ce genre de personnage: maîtresse officielle.

Appelons donc notre Valérie « favorite du président », petite-dame officielle!

Il y a une longue liste de précédents, avec un protocole flexible, qui ont été signalés tout au long de l’histoire de France. Moins Tante Yvonne, plus Pompadour.

Publicités