Entre charge et service de la dette, cette particratie coule la France.

Tribune libre.

Une culture clientéliste qui conduit au déficit :

On l’aura compris, le nouveau projet de budget voté par nos experts en gouvernance est encore en déficit (LPF 2014 : -70.2 mds d’€).

Cela fait trente ans que ce régime dépense plus que nous ne gagnons (le dernier budget équilibré date de 1974).

solde_public_france

Cela fait donc trente ans que le clientélisme partisan a pris définitivement le pas sur l’intérêt général sans que cette situation catastrophique n’émerge dans nos médias, ces derniers ayant bien reçu leur quote-part.

Alors puisque l’argent ne tombe pas de nulle part et que nos particrates comptent bien continuer leurs activités clientélistes en vues des prochaines élections, il a fallu augmenter les impôts pour couvrir les trous, jusqu’à la limite de la confiscation fiscale (aujourd’hui décidée au doigt mouillé à 75% en France).

Cette limite étant maintenant franchie et puisque conséquemment les rentrées baissent,  ils ont décidé de confisquer les biens à venir de nos enfants en recourant massivement à l’emprunt (ça et les financements illégaux et/ou étrangers).

On crée donc en république française de la dette (et des chômeurs) depuis 30 ans.

Le « Service de la Dette », le vrai coût de cette politique :

Donc chaque année, les partis nous présentent sans honte un budget déficitaire que le recours à l’emprunt doit équilibrer. Or l’emprunt à un coût et ce coût est une charge à payer chaque année.

Nous avons donc chaque année, dans chaque nouveau budget un poste « Charge de la Dette ». Ce poste augmente sans cesse puisque les budgets constamment en déficit doivent être équilibrés par de nouveaux emprunts, avec de nouveaux intérêts qui se cumulent.

A ce jour, le poste « Charge de la Dette » couvre presque 15% des dépense du budget, soit 56.14 Milliards d’Euros, c’est-à-dire qu’il est déjà le premier poste de dépense du régime.

Mais une dette ne se résume pas qu’à sa Charge (c’est-à-dire ses intérêts), il y a aussi son Amortissement (c’est-à-dire son montant). Si celle-ci est gérée par le budget du gouvernement dans la Loi de Finance, celui-là est géré par l’Agence France Trésor.

Or l’Agence nous apprend que le total des amortissements dédiés au service de la dette s’élève à 106 ,9 milliards d’Euros. Ce montant, qui doit être financé par d’autres emprunts, doit donc  s’ajouter aux 56,14 milliards de la Charge de la Dette, payée elle par l’impôt. Ce total s’appelle le « Service de la Dette ».

amortissement

En France, ce « Service de la Dette » s’élève en 2013 à 106.9+56.14= 163.04 milliards d’€uros.

Des indicateurs efficaces ?

Pour bien saisir l’importance de ces volumes, on nous met souvent en perspective le ratio du montant total de la dette avec le PIB (total des richesses créées par les Français). Mais il est aussi important de mettre en relation le coût du Service de la Dette avec ce que gagne l’Etat chaque année, soit 312.8 milliards en 2013 afin de savoir si on peut se permettre ce « Service ».

Ramené aux  recettes du budget de l’Etat, le coût de la particratie républicaine s’élève à 49.7% des ponctions fiscales, et non simplement 16%. La moitié de ce qui est pris aux Français est jeté en remboursements improductifs.

Non seulement le régime des mandats à court terme taxe le futur, mais en plus il l’obère sérieusement.

Le poids total de la dette de la république en 2013 s’élève à 1925 Milliards d’Euros alors que notre richesse créée s’élève à 2032 milliards d’Euros (en 2012), c’est-à-dire plus de 90% de notre PIB.

La France peut encore recourir à l’emprunt :

Tant que les confiscations s fiscales pourront couvrir le « Service de la Dette », il n’y a aucune raison que la machine à clientélisme s’arrête. C’est ce qui se passe au Japon ou aux Etats-Unis, avec un taux d’endettement largement supérieur au PIB.

Tant que le budget couvre les frais de fonctionnement du régime et le « Service de la Dette », (et que les créanciers le pensent)  il n’y a pas de raison de s’arrêter. Quitte à supprimer tous les autres postes budgétaires : La France sera alors dans la situation de la Grèce.

Seul petit grain de sable: un changement dans les taux d’emprunt, qui affecterait la charge de la dette et rendrait ce beau déséquilibre budgétaire totalement obsolète et précipiterait nos gouvernants sur la paille où nous sommes déjà. L’épée de Damoclès?

Impasse

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Une réflexion sur “Entre charge et service de la dette, cette particratie coule la France.

  1. merci pour ce très bon article très bien expliqué qui m’a été très utile pour ma recherche

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