Crise politique en France: l’heure des choix.

Tribune libre.

En 2013, en France, un constat est incontestable: la situation de notre pays est inquiétante. Non seulement économiquement ou socialement, et cela est déjà désastreux, mais aussi moralement (certain dirait spirituellement). Ceci expliquant cela. En effet, nos valeurs collectives traditionnelles ne sont plus la loi commune.

Ces valeurs, véritables repères collectifs, communément partagées, façonnées patiemment par de si longs siècles et de si nombreuses difficultés surmontées, ont unis nos destinées culturelles autour de politiques publiques essentielles de Justice, de Sécurité et de Charité.

La France, c’est ces valeurs-là. Il n’y en a pas d’autre. A la manière de l’homme en blanc, on peut s’interroger:

« France, pays des arts, des armes et des lois, qu’as-tu fait de ton génie? »

Notre communauté de destin est aujourd’hui à bout de souffle. Nous n’avons plus de socle commun de valeurs établies à partager; tout est devenu relatif, incertain: vérité, beauté, culture, lois (fondamentales ou non)… Le cœur de nos valeurs séculaires communes est en crise et notre société est aujourd’hui malade.

Repoussé et étouffée sous les coups d’une idéologie issue elle aussi du tréfonds de notre culture,  minoritaire, hostile et décadente (c’est-à-dire qui refuse de construire son futur), désormais toute puissante politiquement et institutionnellement, notre société perd ses repères.

Ce progressisme philosophique libre-penseur, véritable ersatz raté de l’esprit des Lumières, créature Frankenstein intellectuelle amalgamant cynisme, utilitarisme et relativiste, camouflant son totalitarisme sous des formules éthérées aussi séduisantes qu’inapplicables, dénonçant la foi simple du charbonnier comme étant une superstition asservissante afin de mieux asseoir ses chaînes, a brisé nos métiers, nos familles, nos communautés et nos libertés. D’un peuple uni, les Français sont devenus une masse affaiblie.

Ce relativisme distille une incertitude qui doute de tout. Aujourd’hui, c’est le cœur même de notre identité humaine qui est attaquée.

Le remplacisme, cette terrible politique relativiste et égalitariste qui décrète que tout les Hommes sont des machines équivalentes (puisque nous sommes égaux…).

Cette idéologie plus révolutionnaire que jamais cherche à achever son projet, à nous couper de nos racines et de nos valeurs, pour mieux nous uniformiser sous une odieuse hiérarchie ploutocratique, pour faire de nous des pantins désarticulés guidés par des instincts primaires activés par un matérialisme lobotomisant, en faisant abstraction de toute culture, dignité ou de réalité sexuelle. Les drames de l’immigration et de l’homosexualité prennent toutes leurs sources ici.

Déjà, de Dunkerque à Tamanrasset, nous avions tous des ancêtres gaulois (et voila leur fraternité)!

Ils atomisent nos vies et nos familles, divisant pour mieux régner, affaiblissent nos résistances pour mieux asseoir leurs appétits insatiables.

Mais aujourd’hui, la créature s’est emballée et la surenchère finit de décrédibiliser leur discours déjà vacillant sous le poids du réel. Leur projet de société est un cauchemar.

Ayant tout abandonné à leur idéologie relativiste (qui n’est rien d’autre qu’une lâcheté), les vestes du pays légal craquent à force d’être retournées. Ils ne croient même plus à leurs mensonges, leur projet de société n’est plus crédible, mais ils en vivent trop grassement pour agir autrement. Se maintenir le plus longtemps possible est leur unique objectif.

Et pour rester en place, il ne leur reste qu’une dernière posture, assez simple: continuer à lutter contre les mêmes adversaires, ce qui leur tient lieu de politique; les marxistes font ça depuis 60 ans. Ainsi, il ne reste plus à nos révolutionnaires que leurs réflexes anti-. Anti-tradition, anti-convention, anti-coutume, anticatholique, anti-valeurs… Voici leur nouveau compas : achever la déconstruction avant que la marée ne s’inverse.

Mais les eaux montent plus vite qu’un cheval au galop.

Comme toute idéologie déracinée et abstraite, sans but, ce relativisme des anti-  s’est échoué face au réel. La tempête gronde. Le pays réel se rappelle à eux de plus en plus violemment; les rênes leur échappent.

Leurs coteries partisanes néo-mafieuses, groupuscules minoritaires cooptatifs, lobbies de tous les intérêts privés se nourrissant de la puissance publique, ont fragilisé notre société pour mieux être à leurs affaires. Nous te voyons, diviseur.

Leur idéologie de mort, individualiste, destructrice et captatrice ne profitant qu’à une minorité court-termiste à l’appétit insatiable, se heurte à nouveau aux vieux fond culturel français qui relève la tête et mesure sa force et son poids. Nous sommes le peuple!

Alors que les souvenirs de 1793 résonne particulièrement fort en notre année 2013, leurs mêmes réflexes crispés se réveillent: « pas de liberté pour les ennemies de la liberté ». LEUR liberté, libérale-libertaire, n’est pas la même que la notre, orienté vers le bien commun et la responsabilité de chacun.

Le régime tente les vieilles recettes qui ont fait leur preuve alors: arrestation, interdiction, dissolution, piratage, procès… Va-t-on voir le sang couler?

A la différence que cette fois, leur masque est tombé: Ils n’ont rien à proposer. C’est un constat d’échec patent qui est leur bilan et qu’ils veulent maintenir.

Le monstre est nu: son progressisme individuel est en fait un régressisme collectif. En Europe, le bonheur n’est pas une idée neuve, mais une idée perdue.

A ce jour, l’ennemi est dans les murs, bien installé. Alors qu’à nouveau se lèvent des valeurs qui prônent le bien commun contre leur intérêt singulier,  l’alouette parcourent le vieux pays encourageant l’union des hommes de bonnes volontés.

Tout autant qu’hier, nous répondons présents. Nos fidélités sont nos citadelles. (Charles Péguy). Imprenables.

Alors à quitte ou double.

C’est l’heure des crises, l’heure des choix: la PATRIE ou les PARTIS.

Il est temps de changer d’R.

Vive le roi!

Vive nos libertés!

ducanjouinstitut

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