#CharlieHebdo. Et les autres?

Une attaque par armes de guerre a été perpétuée a Paris contre les caricaturistes de Charlie Hebdo. 12 personnes sont mortes.

Comme ils étaient dessinateurs de presse, comme ils étaient du bon côté du gourdin médiatique, comme ils incarnaient les valeurs 68ardes, tous nos media pleurent (Qu’auraient-ils dit pour les outcasted Minute, Rivarol, Présent ou Radio Courtoisie?).

Voici les victimes devenues héros, martyrs, modèles etc.
Manifestations à Paris, en Europe et dans le monde (sauf en Daar-al-Islam…).

Emotions, colère. Les résistants de façade se bousculent pour faire montre de leur bien-pensance indignée (pensez-vous: de sympathiques journalistes caricaturistes irrévérencieux).
On dénonce, on condamne, on s’élève avec fermeté…
Coups de menton et mots décidés. La république est attaquée et nous devons nous unir pour défendre les valeurs qu’elle représente etc.
On décrète l’union (mais on ne sait toujours pas bien contre qui ou quoi. Les déséquilibrés? Les délinquants?) et un jour de deuil national.

Il est évidement que nos prières et condoléances vont aux familles des victimes (Les bouffeurs de curés ont souvent moins d’appétit à la fin) sans oublier les deux policiers, mais qu’il nous soit aussi permis de dire que:

– il y a tous les jours des victimes de cette même idéologie sans que cela ne fasse ciller nos élus ou journalistes (Ouh! Le spectre du FN) ; le déséquilibre de traitement entre les victimes me met pour le moins mal à l’aise. (Charlie Hebdo n’était ni une institution nationale, ni un journal quelconque; on tire fort sur la corde de la liberté de la presse pour déguiser un business de l’insulte publique en une digne expression d’une libre critique religieuse.)

– Les valeurs de la république et une mauvaise conception des droits de l’homme, relativiste et idéologique, qui s’incarnent dans le tribunal médiatico-politique, en muselant la légitime interrogation publique (devenue inquiétude) de nos concitoyens, ont empêché l’émergence dans le débat public de toute critique de la doxa universelle et relativiste que des dinosaures ayant perdu la guerre froide ont imposé au pays (la démocratie à sens unique). « Touche pas à la religion d’amour et de paix » ou « Touche pas à l’immigration »: pendant que sous la cendre, le feu couvait.
Les larmes de pompiers pyromanes sont celles des crocodiles: ils pleurent une liberté d’expression qu’ils ont eux-mêmes toujours interdite.

Alors aujourd’hui, suite à ces manifestations d’émotions plus ou moins convenues, que peuvent-il faire qu’ils n’aient pas deja fait (plus de policiers, de crédit en banlieue, de lutte anti-fasciste…)?
La réponse n’est pas policière, elle est avant tout politique.

Bien que le seul souci de la caste soit d’éviter la montée au pouvoir d’un parti opposé, il va bien falloir que nos dirigeants répondent aux légitimes inquiétudes des Français et regardent en face nos idéologies comme les leurs pour enfin prendre des mesures sérieuses et efficaces pour protéger notre pays; mais cela suppose une complète remise en cause de notre système qui a failli.

Tant que ces valeurs républicaines présideront aux destinées de notre pays, il y aura d’autres Charlie Hebdo, plus ou moins connus, plus ou moins médiatiques, mais tout aussi tragiques.

C’est pour cela que je ne m’associe pas aux pyromanes de ce régime et ne crois pas une seconde à leur réel soucis d’union.

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