Tempête dans un bassinet.

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(c) Euronews

Geste habituel pour ceux d’entre nous qui ont conservé un peu plus qu’un vague vernis culturel catholique, le lavement des pieds réalisé par le Pape, commémorant le geste proche-oriental séculaire puis symbolique de Jésus envers ses disciples, a fait couler beaucoup d’encre, et ce dans l’ensemble du spectre politique européen.

Le fait que ce geste ait été accompagné par l’accueil au Vatican de 12 familles étrangères et musulmanes n’a rien arrangé: pourquoi aggraver avec du politique une symbolique dejà lourde de sens?

Il faut dire que la sensibilité de chacun est à fleur de peau avec les immigrés, les musulmans ou les élites, en Occident comme au Proche-Orient où les chrétiens martyrisés se sentent abandonnés. Ce geste à donc été immédiatement loué (principalement par les tenant de l’international mondialiste) ou condamné (par les patriotes identitaires). D’un côté, « fraternité-e-s, humanité-e-s, égalité-e-s » etc. et de l’autre, « trahison, cosmopolitisme, soumission » etc.

Je dois avouer avoir été choqué et furieux: comment peut-on avoir une communication aussi mauvaise, en parlant avec des gestes qui ne sont compris que par les siens; quel message de soumission fait-il donc passer ? Et qu’avait-il besoin de ramener des musulmans au Vatican: quel message pour le monde en général, et en particulier les Chrétiens d’Orient persecutés, et pour notre Europe qui subit déjà de plein fouet l’invasion et le politiquement correct remplaciste?

Le socle commun à ces critiques ou hommages est la lecture politique du geste. Que les européens patriotes s’en remettent au dernier espoir que représente le chef de l’Eglise pour remplacer leurs propres chefs d’Etat incompétents en dit long sur notre décadence et notre désespoir.

Mais l’Eglise n’est pas un parti, pas plus qu’elle est européenne, Africaine, Asiatique ou autre.

Le Pape n’a pas d’agenda politique, et c’est cette vérité là qui m’a faite réfléchir (ceci et les remarques de Lyautey ou de Charles de Foucaud).

Déjà les hébreux du temps de Jesus s’étaient trompé en attendant un chef d’Etat, un roi des juifs pour mener la révolte contre leurs élites corrompues et l’occupation romaine.

L’Eglise est spirituelle et bien que celà soit difficile à accepter,  le berger laisse ses 99 brebis pour retrouver la 100e perdue.

Pas plus hier qu’aujourd’hui, le Pape est un chef politique. Qu’a-t-il donc voulu faire?

Et bien peut-être a-t-il voulu faire ce qui aurait du l’être depuis longtemps mais qui fut interdit lors de la colonisation de la 3e republique aggressivement athée et anticatholique: entamer la conversion des musulmans, qui ne connaissent des chrétiens que ce que la bave de leurs meneurs religieux leur dit.

Or, l’islam est en crise, et cette violence en témoigne. En crise parce que les progrès de la recherche quant à la vraie histoire de l’islam séparent -voire opposent- de plus en plus la réalité du mythe perpétué par les religieux;  en crise parce que les populations soumises à ce culte politique sont, à l’echelle de la planète, les plus oppressées par leur régime religieux ou leur culture totalitaire, toujours sous developpées alors même qu’elles sont assises sur les milliards des barils pétroliers; enfin, en crise parce que de plus en plus de musulmans ont appris à  lire et peuvent désormais librement et en toute discrétion interroger à la fois leurs textes et Internet au sujet de leur culte, qui apparait de plus en plus comme l’officialisation de délires totalitaires de califes du Xe siècle, bien loin d’un message divin. L’heure est à la bonne nouvelle pour nos voisins qui vivent depuis trop longtemps dans la « haine inculquée de tous ceux qui diffèrent » (Al-Sissi).

Alors oui, vue l’incompétences absolue – voire l’hostilité envers nos cultures- de nos dirigigeants, la priorité est donc l’évangélisation et la conversion des musulmans, la seule chance de l’Europe  n’en déplaisent aux abrutis anti-chrétiens qui bavent tout autant que les prêcheurs de haine.

Et si ce lavement des pieds et ces douze familles accueillies ouvrent une onde de choc au sein de l »Umma, suffisante pour être entendue et permettre une fois pour toute aux populations soumises au mensonge islamique, sinon de se libérer, mais d’entrer en questionnement, alors oui: merci François.

Rendons à César et à Dieu leurs tâches. C’est bien le travail du pape, chef de l’Eglise, d’encourager cette évangelisation (et ce ne sera pas fait en quelques jours). C’est aux votants de se donner des dirigeants qui les protègent contre des politiques internationales, migratoires et cultuelles aux intérêts douteux.

Ne  soyons pas les zélotes du XXIe siècle.

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