La « République » en danger

Pour les élections présidentielles de 2017, au milieu de 11 candidatures, les résultats du 1er tour de l’opinion médiatique ont placé les deux derniers candidats en lices : l’un (ci-après : candidat-désigné) étant l’émanation parfaite du système en place, l’autre (ci-après: candidat-épouvantail) outil-repoussoir du même système devant servir de canaliseur emotionnello-electoral.

Deux candidats, deux visions, mais un seul programme.

Du chapeau médiatique, deux profils extrêmement clivants ont émergés.

Ça tombe bien : le candidat-désigné, en bon libéral authentique , n’a pas de programme précis (attrape-tout et tous !) à proposer. En termes de projet et d’offre politique rationnelle, c’est une partie perdue.  Il fallait donc plutôt jouer sur la corde émotionnelle pour l’emporter.

Le menu électoral est parfaitement adapté : totalement binaire, voire manichéen, il se prête à toutes les manipulations émotionnelles.

Acte 1 : Tous les clients politiques de tous bords, surtout les opposants lors de la campagne, doivent se rallier haut et fort au candidat-désigné. Les institutions internationales joindront la fanfare, sans que l’ingérence ne scandalise.

Acte 2 : Organiser des manifestations De rues pour montrer le soutien populaire derrière le candidat-désigné qui versera alors larmes et fleurs lors d’oraisons publiques diabolisant le candidat-épouvantail, le tout avec une couverture médiatique digne de la 1ere Guerre du Golfe.  Des poursuites judiciaires seront engagées contre le candidat-épouvantail pour accentuer l’effet.

La mécanique est simple, cette pièce est connue, largement répétée depuis bientôt 40 ans : il s’agit juste de la (re)jouer.

Un profile trop « système » et un pays qui souffre.

Si en 2002, ça a très bien marché, la partition 2017 semble patiner un peu plus.

D’abord, le candidat-désigné est un inconnu de l’opinion publique, sans aucun mandat électif, et n’a médiatiquement émergé qu’ 1 an auparavant. Mais on a mis le paquet depuis (Qui a dit avec quel budget?!).

Macron-et-ses-Unes

Ensuite, issu d’une banque d’affaire -honnie-, le candidat-désigné à intégré le secrétariat général adjoint Président sortant –honni-,  et a finalement été nommé au poste de ministre des finances, d’où il a pu rencontrer les big business défiscalisés –honnis-. La crise et les ravages sociaux ont laissé des traces…

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Enfin, soupçonné d’évasion fiscale, de favoritisme économique et de détournement de fonds publics, il se présente en renouveau antisystème mais est soutenu par tout ce qui fait l’actualité médiatico-politique depuis les années Mitterrand.

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Un sursaut anté-mortem ?

Bref, la pâte à du mal à prendre pour le Français non encarté, mais aussi –c’est nouveau !- chez les encartés.

Déjà amorcé par G. Collard ou R. Menard,  le refus du diktat-système s’affirme.

Le souverainisme se coagule, les refus de ralliements se font entendre (horreur !) et leur nombre augmente.  Acteurs à fortes visibilités, JF. Poisson, Sens Commun refusent le ralliement ; C. Boutin annonce soutenir la candidate-épouvantail ; N. Dupont-Aignan s’annonce à ses côtés ! On attend P. de Villiers;  le CNPI est aussi annoncé.

La candidate-épouvantail n’effraie plus : la fracture pays légal/pays réel s’affirme au grand jour. Le système s’échauffe et prend un peu peur : l’idéologie « open society » ne doit pas être entravée, Trump et le Brexit, cela suffit!

La grosse caisse fut donc amenée. Elle se joue avec de gros sabots. Un peu trop gros, peut-être. Clients et  apparatchiks des deux camps qui ont ruiné notre pays ces  40 dernières années, sont tous unis dans la dénonciation de la menace fasciste et raciste qu’eux seuls voient s’incarner dans la candidature-épouvantail.  Même les féministes qui aboient pour rien ont disparu et abandonnent  la candidate-épouvantail à sa campagne de 1ere présidente potentielle.

Drapés d’une vertu qui sent quand même la gamelle, les clients du système en place hurlent à tous vents « la république en danger » et utilisent le terrorisme intellectuel pour contenir les tentations  qui pourraient survenir chez ceux qui ont une visibilité médiatique et qui renâcleraient à trahir leurs engagements.

duflot

Menaces et apocalypse sont donc la partition à jouer sur tous les airs, ondes, chaînes ou Unes. Oradour , B. Bouarram, Shoah etc. les amalgames tombent et les insultes pleuvent.

Mais ça sent de plus en plus le réchauffé et ces appels à la haine dénonçant une « bête immonde » qui menacerait notre tranquillité publique prennent mal.

Bref, ça commence à se voir que quand on dit république en France, ce n’est pas « bien commun », mais plutôt « système en place » qu’il faut comprendre.

Encore et toujours, la réalité reste cette empêcheuse de manipuler en rond. Depuis 1789.

Saurons-nous leur reprendre notre pays ? Réponse dimanche 7 Mai 2017.

 

 

 

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