Journées « européennes » du patrimoine

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Ces Journées sont la preuve de l’attachement profond-voire même de l’amour- des Français pour leur culture à travers notre patrimoine enraciné, local,  témoignage de proximité et de pérennité, liant nos compatriotes autour du « roman national ».
Malheureusement, comme tout ce qui est local, historique et patrimoniale est d’emblée suspect pour l’idéologie progressiste, « on » (Conseil de l’Europe, l’UE et leurs affidés) a décidé d’appeler ces journées à fort succès populaire les journées européennes (« On » espère peut-être que par transfert, le peuple associera l’amour de son patrimoine aux institutions européennes) et d’apposer le thème « citoyenneté » (le progressisme valorise le « déraciné » partout et ne rate pas une occasion d’éduquer les peuples à sa propagande).

Mais ces journées n’ont rien d’européennes (on les célèbre dans le monde entier; autant les appeler les journées mondiales- mais cela fait-il trop JMJ?), sont nées en France (d’un éclair de génie de Jack LANG) et sont tout sauf citoyennes puisqu’on communie, loin des idéologies, au cœur de notre culture, religieuse et aristocratique, entre châteaux, palais et églises, souvenirs que l’Assemblée Législative de 1792 eut bien du soucis à faire disparaître ou à mutiler dans sa phobie royale et chrétienne.

patrimoineIl faut toujours qu’il y ait récupération et détournement: c’est le système révolutionnaire. C’est d’ailleurs toujours le principe des régimes incertains, instaurés par la force, qui se cherchent une justification par la réécriture des gloires passées et qui, réellement, ne vivent que par la survivance maquillée des succès établis par le régime renversé.

Alors? Vive notre patrimoine, nos racines et longue vie à notre culture, éclairée par ces marques de notre génie séculaire! Le reste, lambeau idéologique,  passera.

 

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Site officiel – décalé, festif, divers et sexuellement neutre- et esthétiquement agressif

Faire sécession, calmement, avant que ne parlent les armes?

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Un rapide état des lieux présent et prospectif de notre pays  n’est guère encourageant pour qui ambitionne simplement de transmettre ce qu’il a reçu, aussi bien en termes de  patrimoine matériel qu’immatériel (et de plus en plus ce dernier, qui se révèle bien plus essentiel, que ce premier, d’autant que la politique fiscale est chaque jour plus confiscatoire à mesure que s’aggrave le clientélisme).

Tel un train sans conducteur, notre pays semble courir à l’abîme sous le régime actuel et notre soi-disant pacte social tourne au pugilat général. Un rapide tour sur les meilleures ventes France du célèbre logisticien Amazon fait froid dans le dos.

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A cela s’ajoute une perspective démographique qui favorise l’immigration et fait entrevoir à court terme un futur bien différent de ce que nous connaissons – et aimons.

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N’ayant aucun espoir dans la politique partisane et le vote, que reste-t-il aux Français pour s’opposer à ce nouveau monde qu’on leur impose? Les armes?

Avant cette extrémité là, peut-on envisager une séparation « à l’amiable », type droit des peuples à disposer d’eux-mêmes?

Prenons acte de la fin du pays unis et homogène. De toute façon, cette séparation est en marche et s’organise déjà sous nos yeux:

  • Les quartiers urbains se répartissent déjà par ethnies/affinités culturelles. A chacun sont quartier chinois, juif, bobo, versaillais, africain, arabes etc. La mixité sociale? Quelle mixité sociale? Les rues/résidences/immeubles/quartiers de nos villes se murent de sas, grilles et de codes, bref, se privatisent pour mieux se séparer, et l’organisation spatiale, sociale voire économique de nos vies, à la façon des arrondissements marseillais, se transforme lentement en une mosaïque juxtaposée de modes de vies qui s’évitent.
  • A cela s’ajoute la -déjà acquise- faillite de l’Education Nationale, poussant les parents responsables à placer leurs enfants dans les écoles privés sous contrat, de moins en moins confessionnelles, même sous l’oeil de l’évêché; les écoles libres – les vraies- poussent de tous côtés.
  • Chacun procède déjà, dans la mesure de ses moyens,  à ses achats de manière politique: fait en France/ethnique exotique, hallal/casher, boycott ABC/soutien XYZ, marques internationales/acteurs locaux …
  • Etc.

Si nous poussons la logique jusqu’au bout, allons-nous devoir envisager pour chacun sa justice? L’Angleterre y a déjà recours.

A chacun son service public ? Pôle-emploi recommande déjà d’adapter  les conseillers à l’usager, les horaires des piscines sont séparés etc.

A chacun sa police? Les éléments féminins pour les femmes, les éléments ethniques pour les immigrés, afin d’éviter les cas d’émeutes raciales que connaissent les Etats-Unis à chaque criminel noir tué par un policier non noir ?

Ou encore, en fin de logique, à qui paierons-nous l’impôt? Chacun pour sa communauté ethnique/culturelle/religieuse?

Il est important ici de noter que la division la plus profonde n’est pas celle qui distingue les immigrés des autochtones. Celle qui divise les Français entre eux est encore plus marquée,  absolument nuisible à la réorganisation de la république et à l’organisation d’un bien commun que nous n’avons plus.

Ceux qui professent un anticatholicisme militant, avalent des têtes de cochons au 21 Janvier, réclament des impositions confiscatoires (qu’ils ne payent pas) et des redistributions niveleuses (qui ne concernent que eux), ou qui professent un internationalisme idéologique fanatique frontalement opposé à ceux qui chérissent patrie, culture et traditions, etc. doivent-ils être considérés comme des compatriotes?

De leur côté, pourquoi seraient-ils obligés de subir un mode de vie à leurs yeux dépassé et opposé à la libéralisation totale des lois et des mœurs, qu’ils appellent liberté et que nous appelons licence? Quittons-nous bons ennemis avant la guerre civile qui vient: à chacun son camp et ses problèmes, reconnaissons nos divisions et tirons-en les conséquences avant de nous tirer dedans.

Peut-être devrons-nous déménager, abandonner nos petites patries, pour s’installer sur des territoires civilisationnellement homogènes (occidentaux, orientaux, proches-orientaux etc), voire politiquement homogènes (jacobin à droite, royaliste à gauche) ou religieux (catholique ici, athée là, juifs en haut, musulmans en bas etc.), chacun dans ses places de sûreté à la façon de ce XVIe siècle si chaotique…? Séparation à tous les étages, communautarisme maximal pour tous et création de sanctuaires.

Sécession, séparation, autodétermination,  pourquoi pas même des rattachements, qui au reliquat du Duché de Normandie sous le bailliage de Guernesey, qui à l’Andorre, qui à l’autonomie basque,  qui une pleine indépendance? Bref, organiser un nouvel émiettement de type féodal en quelque sorte, avec des liens plus ou moins distanciés entre entités, s’il en existe du tout.

Cela peut se faire, l’histoire l’a déjà montré: la Croatie catholique s’est constituée en se séparant de ses frères slaves mais Orthodoxes, la Belgique catholique et libérale de ses frères des Provinces des Pays-Bas protestants et monarchiques, l’empire germanique habsbourgeois (Empire de l’est – Österreich) de l’empire germanique prussien (Königreich Preußen, puis Deutsches Kaiserreich), et l’actualité flamande, basque, catalane, québécoise ou écossaise, voire de celle de Crimée,  etc. la possibilité de partition est une réalité.

En France, devant cet état de fait, la question de la séparation de jure se pose de façon cruelle, tout d’abord par communautés, puis peut-être géographiquement. Est-ce notre tour, après plus de 1500 ans de patients efforts et de sacrifices pour créer ce pays,  cette civilisation parmi les plus brillantes au monde, de reconnaître que Rome est tombé, encore une fois?

Faut-il repartir à zéro et tout reconstruire sans un mot, être un homme à la façon de Kipling?

Peut-être.

Plutôt qu’un isolat civilisationnel, des exilés à l’étranger, une minorité dans son propre pays, un dhimmi de l’une ou de l’autre idéologie, prenons actes de nos divisions, à chacun son pré-carré,  et que le meilleur gagne.

Mais je crois que nos adversaires politiques seraient les plus farouches opposants: ils se nourrissent sur la bête et sans nos bonnes contributions, ils savent qu’ils ne dureront pas longtemps. D’autant que beaucoup approchent des âges où l’assistance est indispensable…

Tant pis: je n’ai pas vocation au sacrifice civilisationnel sur l’autel de leur(s) idéologie(s) nihiliste(s), et sans séparation de jure, ce sera les armes de facto.

En attendant, je trie et je rejoins mes réseaux civilisationnels.  Communauté, dissidence, puis sécession.

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Bossuet-Fénélon, le seul vrai débat Tradition c/ Moderne

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Au cœur de nos conflits de valeurs, l’éternelle querelle des anciens et des modernes, loin de se limiter à une opposition littéraire germanopratine, orgueilleuse et esthétique (voire courtisane), est d’abord un conflit de valeurs essentielles dans lequel nous sommes empêtrés depuis longtemps:

Réalisme contre idéalisme.

Classicisme contre romantisme.

Raison contre sentiment.

Dogme contre relativisme.

Autorité contre consensus.

Monarchie contre collégialité.

Tradition contre progressisme.

Au cœur de notre histoire,  ces valeurs se disputent, s’opposent et dominent alternativement nos politiques.

En ce début de XXIe siècle, héritier des XVIII et XIXe, la culture de l’émotion, du consensus, du relativisme et de la collégialité dominent. On peut penser que les idées défendues par Fénélon ont, in fine, emporté la partie.

En effet, le grand débat disputant ces thèses portées par les géants Bossuet / Fénélon eut lieu au XVIIe siècle. C’est alors Bossuet qui remporta la mise.

Il est important  de revenir à ce débat, essentiel au sens propre, puisqu’il oppose les thèses d’idéologies anciennes.

A travers le souple Fénélon, c’est l’âge d’or mythique, le millénarisme chrétien, Salvien, Joachim de Flore, Arnaud de Brescia, la collégialité et l’aristocratisme (égalité des grands) qui s’expriment, annonçant le scientisme, les idéologies collectivistes et la technocratie; Bossuet, plus strict, est lui du parti de l’ordre et de l’autorité éclairée et encadrée, loin des chimères idéologiques, pour l’intangibilité des dogmes et d’une pastorale pragmatique, éloigné du jansénisme strict comme du relativisme compassionnel libéral.

Si dans ce  XVIIe classique et ordonné, c’est Bossuet qui l’emporte, au XVIIIe sentimental et préromantique, c’est Fénélon qui prend sa revanche posthume.

Au XIXe siècle, à la suite de la folle révolution, la tradition à changée de main et les cartes furent brouillées: on pourra retrouver le gallican Bossuet du coté des ultramontains tradionnalistes, et les ultramontains de Fénélon du coté des libéraux contractualistes.

Aujourd’hui, avec le recul historique et la réalité politique, qui de la vision maternaliste our paternaliste gagnera la troisième manche? Un élément de réponse dans l’ancien mais remarquable article de Laurent DANDRIEU (SPECTACLE DU MONDE, 1997),  ici.

Quant à la politique, auquel la postérité donnera-t-elle raison, de celui qui, indifférent à l’autorité, rêvait d’une cité pastorale où la vertu et la frugalité suppléeraient à tout, ou de celui qui, sachant les faiblesses des hommes et leur propension naturelle à l’anarchie, misait sur une autorité mise à l’abri des passions par la stabilité des institutions pour assurer le bien commun ?

Submergé, Bossuet ? Il répondait d’avance, à ceux qui l’accusaient d’assécher les fleuves de la mystique : « Ce n’est pas s’opposer à un fleuve que de faire des levées, que d’élever des quais sur ses rives pour empêcher qu’il ne déborde et ne perde ses eaux dans la campagne. »

Aujourd’hui que la crue démagogique a tout emporté, on ne voit plus ces ouvrages. Ils demeurent pourtant, et lorsque les eaux folles se seront retirées pour reprendre leur cours normal, ils retrouveront dans notre paysage mental leur importance d’indispensables jalons.

La Foi, pilier de l’identité française

Louis, successeur héritier des Rois de France,  s’est rendu à la Basilique Saint-Denys d’Argenteuil (Ile-de-France) pour l’ostentation de la Sainte Tunique.

Il fit très justement remarquer l’importance du pèlerinage, tant par sa longévité que par le nombre des fidèles, mais aussi parce qu’elle permet…

…[publiquement] à tout un peuple de s’associer dans une même prière. Il y a là un symbole très fort. Les ostensions permettaient à des dizaines de milliers, des centaines de milliers de Français, d’être réunis  autour du souverain pour un acte commun. (…)

Cette année ce seront entre 250 000 et plus de un demi -million de personnes qui participeront à cette présentation solennelle. Quel symbole pour notre époque !  Un des événements majeurs de l’année sera religieux. Voilà qui remet bien des idées en place. Dans une société laïcisée dans laquelle certains voudraient n’attribuer à la religion qu’une dimension personnelle et individuelle, il est important de donner l’occasion d’exprimer leur foi et leurs convictions à de nombreux fidèles  dans un esprit d’unité. (…)

Il me paraissait important à la fois comme chrétien et comme héritier des rois mes prédécesseurs, d’y participer, dans le même élan de partage avec le plus grand nombre,  d’une foi commune dans laquelle la France puise son identité et sa grandeur. (…)

Le discours, ici.

Nous ne pouvons que saluer la remarque qui souligne que la Foi est au cœur de notre identité française, dès les origines.

En effet, notre pays est bien né au Ve siècle sur les fonds baptismaux lors de l’union du roi des Francs fédérés à la religion des citoyens Gallo-Romains.

N’en déplaise à Rousseau, c’est le seul contrat social réel qui ait été passé pour créer  ce qui sera plus tard la France.

C’est pour cette raison que la Foi (catholique, bien sûr) est inscrite dans nos Lois Fondamentales et s’impose à nos rois, si bien d’ailleurs que même le premier capétien Bourbon, Henri IV,  dut s’y plier.

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La royauté: des valeures humaines justes et réelles

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Le successeur des Rois de France, Louis, connu sous la courtoisie de Duc d’Anjou, surnommé Louis XX, nous a offert une leçon magistrale lors de son discours du 21 Janvier dernier.

Quelle chance d’avoir un prince aussi lucide.

Inutile de dire que nous adhérons entièrement à cette vision de la politique.

A lire et à relire.

(Merci à Vexilla-Galliae)

Chers Amis,

Nous voici réunis pour le 223ème anniversaire de l’assassinat du roi Louis XVI au lendemain d’un procès dont le verdict était décidé d’avance. La France traversait alors des jours dramatiques et cette mort du monarque allait, malheureusement, être la première d’une longue liste.

Mais il me semble que se réunir plus de deux siècles après un événement n’est pas anodin. Les exemples ne sont pas choses courantes. Ils le sont d’autant moins que cette messe à laquelle nous venons d’assister et pour laquelle je remercie les desservants est loin d’être unique. Ce sont, en fait, des dizaines de messes qui sont célébrées autour du 21 janvier. Cela dans toute la France et même à l’étranger (puisque la Belgique, la Suisse, les USA s’honorent de cérémonies d’hommages au roi martyr). Ces cérémonies sont importantes et leur sens dépasse de beaucoup ce que peuvent être des commémorations. Seule la mort du roi amène, chaque année, cet évènement à se renouveler. Les générations passent et cela continue. C’est au sens propre un évènement national et il n’est pas étonnant que, chaque année, alors que les médias ne sont pas très ouverts à la monarchie, il fasse l’objet de séquences à la télévision comme à la radio et d’articles dans la presse papier ou numérique.

Cela donne une autre dimension à cet acte. Nous ne commémorons pas seulement un évènement tragique. La mort du Roi est d’une autre nature.

Elle atteint, au plus profond, chacun d’entre nous, chacun d’entre vous. Non seulement parce que comme je le disais en introduction, la justice a été sacrifiée aux passions humaines et partisanes mais aussi parce que elle est contraire aux fondements mêmes de l’âme française.

Elle est destructrice. Elle a créé un vide dans nos vies, dans nos cœurs et dans nos familles comme dans la société. Ayant perdu son chef naturel, légitime, la société est déboussolée. Or une société, un Etat, a besoin de savoir, comme un individu, d’où il vient et où il va. Sa quête est philosophique et spirituelle. La société ne peut pas se contenter d’errance, de vérité d’un jour, qui ne l’est plus le lendemain. Au contraire, elle a besoin de certitudes.

Les jeunes encore plus. Les voir présents lors des cérémonies à la mémoire de Louis XVI confirme ce besoin d’absolu et de vérité. Les jeunes n’aiment pas les idées fausses. S’ils sont prêts à se donner, ce n’est pas à des chimères. C’est pour du vrai, du juste et du beau. C’est parce qu’ils ont la foi et que dans cette foi, ils puisent leur espérance.

Il faut donc voir l’assassinat du Roi qui nous réunit non pas seulement comme un tragique souvenir que nous serions quelques-uns à partager, mais comme un appel à mieux réfléchir à ce que nous souhaitons pour l’avenir. Le Roi n’est pas mort pour rien. Son sacrifice accepté et offert a été celui de nombreux français ; son sacrifice, officialisé par un procès, acte dont on attend qu’il fasse ressortir la vérité, a marqué l’entrée de la France dans une spirale de déchristianisation et d’avènement du matérialisme et de l’individualisme dont nous voyons, actuellement, combien elle est dangereuse.

Le fait d’avoir exécuté le monarque a coupé ce lien filial si particulier, si fondamental, qui unissait le roi et son peuple ; qui unissait le peuple, à son histoire. C’est ce lien qu’évoquent ces commémorations annuelles. Ce désir de retrouver la filiation perdue. Tous les grands pays de la Grande-Bretagne au Japon, de la Russie aux USA, vivent par et pour ce rapport au temps long de leur histoire.

La France en s’en privant, continue à se mutiler et à se perdre. Depuis près de deux siècles, les crises succèdent aux crises dont certaines sanglantes, les Républiques aux Républiques. Cela ne change rien au vide dont un Ministre, et pas des moindres, s’appuyant sur sa formation de philosophe, a reconnu l’existence il y a quelques mois !

Ainsi commémorer cet assassinat plus de 200 ans après qu’il ait été commis, c’est affirmer que l’idée de royauté est toujours nécessaire et vivante. En France, le roi ne meurt jamais selon l’adage. Il se perpétue.

C’est aux Français de lui redonner vie, de retrouver leurs racines. Mais ceci ne peut être simplement formel. La royauté ce n’est pas une république couronnée. Elle est avant tout un ensemble de valeurs vécues et partagées puisque ce sont d’elles que vient l’unité entre toutes les composantes du pays. Par le passé ces valeurs étaient directement issues du baptême chrétien de Clovis. Actuellement elles sont à retrouver, à reconstruire et surtout pas à travestir par des slogans. La France en renouant avec ce qui l’a animée tout au long de son histoire pourra alors surmonter difficultés et épreuves et reprendre le cours de sa destinée.

Derrière le rejet de cet assassinat de Louis XVI se profile le besoin de redonner primauté à la vie, de la naissance à la mort ; la nécessité de redonner à la famille tous ses droits notamment dans l’éducation des enfants. Pensons à Louis XVI faisant faire, en prison, des pages d’écriture à son fils et lui enseignant histoire et géographie. Quel exemple ! Derrière le rejet de la mort du roi apparaît aussi le désir de retrouver la nécessaire souveraineté garante de toutes les libertés.

Tout cela ne peut rester de vains mots. Ces réalités doivent vivre. Il appartient à nous tous de le faire dans nos métiers, nos professions, dans nos familles et nos activités. Beaucoup de jeunes l’ont compris. Leur voix sans doute ne s’entend pas encore suffisamment, mais comme ils sont l’avenir, les veilleurs qu’ils sont actuellement, deviendront rapidement les acteurs de demain.

Tels sont les vœux que je forme, en ce début d’année, pour vous tous ici présents et pour tous les Français. Pour la France.

Je les accompagne de remerciements. Merci à ceux qui m’ont envoyé leurs vœux ainsi qu’à ma famille ; merci à ceux qui ont participé à la cérémonie d’aujourd’hui, les desservants mais aussi à tous ceux qui ont contribué à son organisation et à sa tenue.

Puisse Saint Louis continuer à veiller sur la France et Saint-Martin dont on commémore cette année le 1600 anniversaire, continuer à l’inspirer. Merci.

Louis, duc d’Anjou

En guise de voeux…

Des voeux, des voeux…on en reçoit, on en donne, on n’en retire rien.

Cette année, pas plus d’idée que d’envie d’en écrire.

Alors je laisse ceux qui le font mieux que moi le faire.

Je vous laisse avec A. Soljénitsyne, 1978, et sa leçon à Harvard.

 (…) (…) (…)

Bonne année 2016 à ceux qui veulent se tenir prêts, loin des idéologies déséquilibrées et déséquilibrantes.

Et vive le Royaume de France!

La république en France: le sang et les larmes

Rappel et bilan de ce régime de révolution.

 

IMG_3794 Première version: achevée par la Terreur. Le jacobinisme s’impose en France dans le sang.

 Deuxième version: achevée par un césarisme dictatorial qui entraîna l’occupation de Paris et la proclamation de l’empire prussien dans la Galerie des Glaces de Versailles.

 Troisème version: achevée par l’occupation militaire étrangère du territoire.

 Quatrième version: achevée par la guerre civile algérienne.

Cinquième version: bien partie pour s’achever dans la terreur d’une guerre civile lors de l’occupation du territoire.

Allons-nous tenter une autre expérience républicaine et un nouvel échec dramatique ou finalement revenir à ce qui marche pour nous?

La France: quésaco?

En ces temps de confusions, voici une excellente méditation sur nos racines, avec un message fort pour en parler: « Rigueur et Vérité« .

Pour dire la France, il convient d’abord de redire simplement ce qui est et ce qui fut. Ce qui est au plus près de l’évidence et ce qui fut au plus près de l’histoire. C’est là une très claire mais très âpre tâche. Tâche difficile parce qu’on ne peut plus dire ce que l’on voit à cause du politiquement correct ; et on ne veut plus voir ce que l’on voit à cause de l’idéologiquement suspect.

La tâche de voir et de dire la France, dans sa naissance par exemple, implique la rigueur. Nous ne renoncerons jamais à la rigueur. J’en appelle à la rigueur la plus stricte. J’oserai même dire : s’il y a doute, affirmons le minimum. Ne nous laissons pas emporter par un lyrisme démodé sur notre pays. Les faits sont suffisants. Ne les craignons pas en y rajoutant.

Par exemple, pour ce qui fut : la rigueur historique écrème l’histoire en la décontaminant des excès « légendaires ». Nous les abandonnons volontiers, même si leur fausseté n’est pas toujours assurée. Encore une fois : dans le doute et face à des idéologies qui ne nous passeront rien, nous abandonnons les faits mal attestés, nous renonçons par avance aux approximations. Mais ce qui reste suffit amplement. Surabondamment.

Cathédrale de Reims

                 Cathédrale de Reims

Dictionnaire encyclopédique du Moyen Age, entrée: CLOVIS (édition du Cerf, 1997):

« (…) Clovis, dont le peuple a donné son nom à la France, mérite d’être considéré comme son lointain fondateur et son premier roi. » Par Clovis, la France naît et naît comme un Etat catholique. 

Suite (méditation de Mgr Luc Ravel: par Clovis, la France naît et naît comme un Etat catholique)

Merci au SB.

Ministre de l’Economie : « Vite: le Roi! »

Surréaliste aveu d’une caste d’apprentis-sorciers, dont le gouvernail est cassée, ne contrôlant plus rien, ne croyant plus en rien et se désolant du vide qu’ils ont créé !

Emmanuel MACRON regrette que «la figure du roi» soit aujourd’hui «absente de la vie politique française».

«La démocratie comporte toujours une forme d’incomplétude car elle ne se suffit pas à elle-même», juge-t-il, estimant que les français n’ont «pas voulu la mort du roi».

«La Terreur a creusé un vide émotionnel, imaginaire, collectif: le roi n’est plus là! On a essayé ensuite de réinvestir ce vide, d’y placer d’autres figures: ce sont les moments napoléoniens et gaullistes, notamment».

Ce qu’on attend du président de la République, c’est qu’il occupe cette fonction. Tout s’est construit sur ce malentendu.

E_MacronIl reconnait les lacunes du gouvernement révolutionnaire et les failles de son idéologie.

Croyant faire mieux que la Royauté, pensant affranchir l’homme des pesanteurs et superstitions pour en faire un tout neuf, ils l’ont en fait enchaîné à des intérêts privés, livré en girouette à toutes les idéologies de violences. La grande régression !

Notre société est totalement délitée et ces révolutionnaires ne voient pas la sortie du tunnel qu’ils ont imposé à nos concitoyens.

Maintenant qu’ils ont tout cassé et n’ont aucune idée pour réparer notre pays, ils appellent au secours le seule régime qui ait fait preuve de son succès pour les Français.

Hommage du vice à la vertu.

M. Macron a au moins le mérite de l’honnêteté intellectuelle, loin du dogmatisme des idéologues révolutionnaires qui polluent notre pays. Ainsi, il a le bon sens de ne pas proposer « plus de révolution » pour nous sortir du chaos que cette idéologie a créé, comme le fait M. Peillon ! Récemment entré en politique, M. Macron semble moins endoctriné que ses confrères des partis.

La vérité nous rendra libre!