Décès d’Henri d’Orléans

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Nous nous associons à la peine de la famille d’Orléans à l’occasion du décès du Comte de Paris, chef de leur branche. Nous présentons, par l’intermédiaire de son fils Jean qui reprend la charge, toutes nos condoléances à la famille.

Que ce passage des générations soit l’occasion d’un rapprochement définitif et serein entre les branches princières.

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Discours de Louis de Bourbon, 21 Janvier 2019

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Extraits du discours prononcé lors de la réception du 20 janvier 2019 suivant la Messe célébrée à la mémoire du Roi Louis XVI à la Chapelle Expiatoire (texte complet ici).

Cette convergence entre la société humaine avec ses égoïsmes et la nécessité de garder le cap du Bien commun, est au cœur de la notion de pouvoir politique. Il doit toujours être un service, une fonction pour la collectivité. La royauté française avait réussi cette synthèse, parce qu’elle était à la fois sacrée et profondément pragmatique, assise sur ses lois fondamentales qui lui donnaient une constitution avant même que le mot n’existe. 

(…) [Il n’y a] plus de limites au pouvoir et tout devenait permis du moment qu’une loi ou un décret l’autorisait. Une telle approche (…) est mère de tous les totalitarismes ;  elle cautionne les lois contre-nature qui minent la France et (…) entraîne une crise morale tant le fossé se creuse entre la société légale et le pays. Il devient bien difficile de vivre (…) au nom de principes abstraits (…) l’homme n’a plus sa place, il faudrait laisser de côté, voire tuer.

(…) Mais une société peut aussi retrouver les voies de son destin.

Cela repose sur un sens du bien commun retrouvé et sur la nécessité de remettre l’homme comme échelle de toute chose. Héritage de l’antiquité gréco-romaine d’une part, héritage chrétien d’autre part.

Les fondamentaux existent donc toujours (…). Il convient désormais qu’ils puissent s’épanouir (…) dans nos familles, dans nos activités, dans nos pensées, dans nos façons de faire (…). Il n’y a pas de fatalisme dès lors qu’une espérance guide les hommes.

Le roi est mort, Vive le roi!

Testament politique de Louis XVI

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Intitulé « Déclaration à tous les Français » et passé à la postérité sous le nom de « Testament Politique », ce document rédigé par S.M. Louis XVI est une œuvre politique majeure (qui ne doit pas être confondu avec son « Testament » de la prison du Temple, plus personnel, moral et religieux, que vous pouvez écouter ici).

Manuscrite, cette déclaration « à tous les Français » fut écrite pendant quatre à cinq mois par le souverain seul, sans l’assistance de ministres ou autre, et est datée du 20 juin au 21 juin 1791, c’est-à-dire la veille du départ pour Montmédy.

Afin d’échapper à la situation politique qui commence à devenir anarchique et qui le maintient prisonnier, Louis XVI veut sans doute reprendre la main sur la situation et s’adresse directement à son peuple, comme dernière chance.

Dans un texte assez long (seize pages in quarto), Louis XVI entend présenter sa vision des événements révolutionnaires et exprimer sa conception politique. Cette dernière, bien que déjà en partie exposée lors de la Séance Royale du 23 Juin 1789, (celle-ci n’avait alors reçu que l’opposition radicale d’une assemblée du Tiers déjà gangrenée par une intolérance bientôt fatale), doit être mise à jour devant la gravités qu’ont pris les événements. Louis XVI livre sa version définitive de l’Etat selon ses voeux: une monarchie constitutionnelle avec un monarque puissant.

Quelles sont les principales évolutions depuis Juin 1789? La société d’ordre disparaît et laisse place à une égalité civile et fiscale totales (il reprend notamment les tentatives de reformes fiscales qu’il avait voulu mettre en place dès 1787).

Ces grands principes sociaux et politiques seront appliqués en partie par la main de fer de Napoléon lors de sa réorganisation administrative, puis ensuite par Louis XVIII lors de l’élaboration de la Charte constitutionnelle pour le royaume à apaiser.

Louis XVI pouvait faire passer la société et l’Etat sur un nouveau projet, sans violences ni massacres; malheureusement, ses efforts et sa bonne volonté ne trouvèrent que les refus obstinés d’une société enflammée et radicalisée.

En cette période si agitée pour notre France, ces projets doivent nous servir de piste de réflexion, afin de mieux comprendre le cœur de notre système royal, qu’il faudra bien un jour remettre en place pour clore une fois pour toute cette guerre civile latente qui nous mine depuis la révolution: il en va de nos libertés.

Que cette date du 21 Janvier 2019 soit l’occasion d’apprendre plus encore à transmettre le flambeau de la royauté, pas de pleurer sur des cendres.

Pour lire le « Testament politique », cliquez sur la balise.

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Déclaration du Prince Louis à propos des Gilets Jaunes

Français, mes chers compatriotes,

Alors que se développe de semaine en semaine sur toute l’étendue du territoire national, le mouvement de protestation et de contestation des « Gilets Jaunes », je tiens à exprimer ma solidarité et ma profonde compassion pour ceux qui souffrent, dénués de ressources, écrasés de charges, humiliés et privés d’Espérance, et qui n’ont d’autre moyen d’expression que de se lever comme un seul homme pour manifester leur déception, leur angoisse et leur colère. Ces Français, c’est la majorité silencieuse qui se tait depuis des décennies et dont certains avaient oublié l’existence. Aujourd’hui c’est le peuple de France qui se dresse pour défendre son mode de vie et sa dignité.

Il est essentiel de l’entendre, essentiel de prendre en compte ses légitimes aspirations.

Bien sûr, il faut condamner et bannir le recours à la violence de certains groupes extrêmes qui cherchent à exploiter ce mouvement profondément populaire pour déstabiliser l’Etat. Cette violence coupable et stérile ne peut que favoriser la cause de ceux qui ne veulent pas entendre le cri de tout un peuple.

En ce jour de l’Immaculée Conception, je confie la France à Notre Dame qui est la vraie Reine de France.

Que Dieu protège la Fille aînée de Son Eglise, que Dieu vienne en aide aux Français malheureux, démunis et souffrants. Qu’Il leur rende l’Espérance et la foi en l’avenir de notre pays qui doit se relever et renouer avec tout ce qui en a constitué la grandeur autant que la paix des cœurs et la douceur de vivre.

Louis,
Duc d’Anjou

Démocratie : pour 61% des Français, elle fonctionne mal

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Un sondage La Croix confirme le décrochage entre population et élus, voire institutions.

Les instituts-clubs (Institut Marc Sangnier & Revue Civique) ont commandé un sondage sur ce thème et les résultats sont décevants pour ces idolâtres libéraux: non seulement la population ne les suit pas, mais les générations futures sont encore plus critiques.

On ne s’étonne guère: pour la France, pas de référendum d’initiative populaire possible (le CESE a rejeté la seule demande), les résultats des référendums d’initiative gouvernementale sont non appliqués (Traité de Maastricht), les élus sont intouchables et irresponsables (Richard Ferrand) etc.; pour l’Europe, la Commission Européenne, non élue, rappelons-le, ne cesse de donner des leçons de démocratie à des gouvernements qui eux, sont élus.

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Faut-il rappeler que les derniers mois de la royauté sous Louis XVI ont vu les seules élections démocratiques de la Révolution, lors de la convocation pour la représentation des Etats Généraux?

Faut-il rappeler que les réformes de la Charte de 1814 ont instauré les premières institutions démocratiques de notre pays?

Enfin, faut-il aussi rappeler que les républiques ont TOUJOURS refusé ces avancées?

Loin des idéologues ou des doctrinaires, la vraie liberté se décline dans la réalité, au plurielle, et c’est bien la royauté qui est la plus à même de protéger notre démocratie et nos sociétés par le juste équilibre de ses institutions.

Vœux de Monseigneur le duc d’Anjou

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[A l’occasion des cérémonies du 21 Janvier 2018]

 

Français, mes chers compatriotes,

Depuis plusieurs années, j’ai pris l’habitude de m’adresser à vous durant le mois où des voeux sont formés pour ceux que l’on aime.

Au début, ce message du 21 janvier n’était reçu que par les fidèles qui, en cette date anniversaire de la mort du Roi Louis XVI, revivaient en leur cœur l’espérance de la tradition. Il y avait sans doute alors un peu de nostalgie en souvenir d’un temps glorieux où la France était une grande nation. Puis, d’année en année, l’audience de ce message s’est développée, notamment avec l’essor des nouvelles formes de communication.

En ce début 2018, je veux poursuivre cette rencontre. Elle fait partie de mon devoir de successeur légitime des rois dont l’histoire se confond avec celle de la France. Comme héritier des Rois, je me dois d’incarner cette tradition qui ne peut consister uniquement à assister à des cérémonies de mémoire. Elles sont pourtant nécessaires et j’y participe toujours avec joie. Elles permettent de résister à la destructrice amnésie mémorielle instrumentalisée par ceux qui n’ont pas envie de voir la France fière d’elle-même et soucieuse de prolonger, dans l’avenir, le rôle de moteur qu’elle eut durant si longtemps.

Mais, à quoi me servirait-il d’être l’héritier d’une dynastie millénaire ? Il ne peut s’agir pour moi de me satisfaire de considérer la gloire de mes ancêtres. Il m’appartient encore plus, si je veux être digne d’eux, de contribuer à l’édification du présent et de l’avenir, à ma manière, avec mes moyens. Je serait ainsi fidèle à ce qui était la nature de la royauté française, faire de l’action du roi, avant tout, un service rendu à tous.

Remplir ce devoir me paraît d’autant plus important que notre pays traverse une épreuve difficile comme l’histoire en réserve, malheureusement, à espaces réguliers. Dans ces moments, c’est toujours en revenant à ses fondamentaux que la France a pu trouver un nouveau souffle. Devant les difficultés il ne s’agit ni de se cacher la réalité, ni d’abandonner, mais de réagir. Tel est le devoir d’état de chacun, des familles en particulier, même si c’est souvent difficile et impose des sacrifices. Par ma position, n’ayant pas à me placer dans le contexte de promesses ou de programmes de la politique au quotidien, il m’appartient de le rappeler.

Attaquée à l’extérieur et sur notre sol par un ennemi aussi insidieux que brutal et qui, souvent, trouve du renfort dans nos faiblesses et notre laxisme ; rongée de l’intérieur par une crise morale qui lui fait parfois renier son identité, la France, notre pays, est tenue de réussir à se reprendre. Elle le doit à tous ses enfants ; elle a aussi une obligation envers ceux qui l’ont toujours regardée comme le foyer où naissent les grandes idées et s’épanouit la civilisation née du double héritage gréco-latin et chrétien.

Cet héritage, s’il nous a été transmis, n’a de sens  que pour le présent. Il nous appartient de le faire vivre. Cela d’autant plus que la société est à un tournant et, surtout, en attente. Le contexte ayant changé, il faut lui redonner un cadre. Celui dans lequel nous vivons depuis deux siècles s’effrite. Fait de beaucoup d’idéalisme, d’égoïsme et de matérialisme, il ne répond plus aux besoins de la société, car elle s’est prise dans ses propres contradictions. Ses excès dans tous les domaines ont abouti à d’immenses échecs tant dans le domaine social qu’environnemental, et l’homme en fait les frais. Ce mouvement délétère pour les libertés, devenues licences, l’économie devenue financiarisation, l’emploi précarisé, la culture, l’éducation et le patrimoine trop souvent livrés aux destructions, se développe puisque, face à lui, un nouveau contexte se met en place. Il se nomme mondialisme, société du numérique et de la dématérialisation, émergence de nouvelles puissances, éclatement de la société en « réseaux », remise en cause de certains fondamentaux en matière d’éthique, tels que famille et couple ou la valeur de la vie humaine, déculturation.

La situation n’est pas simple et il est difficile de trouver la juste conduite face à ce monde qui change. Un monde nouveau est à redessiner, ce qui demande de recréer une anthropologie donnant sa place à la gratuité. Abandonnons donc les constats et la nostalgie d’un temps qui n’est plus celui dans lequel nous vivons et encore moins celui de nos enfants !

Acceptons, enfin, de relever les défis de demain pour redonner un sens à nos actions présentes et futures. Redonnons à la jeunesse l’espérance, non pas celle des facilités matérielles, mais celle de l’épanouissement de soi et des autres à commencer par la famille qui doit redevenir le socle principal de toute vie commune. La génération montante, la mienne, ayant redécouvert les vertus du réalisme qui doit imprégner l’action, a largement déjà contribué à la remise en cause des excès d’une société sans limites et oublieuse de la nécessaire transcendance sans laquelle l’homme n’est pas pleinement homme.

Cela me paraît conforme au rêve capétien qui a bâti la France et enfanté l’Europe. Il était vision d’un avenir partagé. Les grandes nations ont besoin de tels horizons. Regardons autour de nous, les pays qui prospèrent sont ceux qui croient en eux et en leur devenir. Ce fut longtemps l’esprit qui a animé notre pays et le monde occidental. Avec lui, la France a pris une place prépondérante dans le monde car elle était porteuse d’espoir pour ceux qui aspiraient à devenir sujets du Roi de France. Ainsi ils avaient l’assurance de participer à cette aventure commune que la France offrait à tous, dès lors qu’ils l’aimaient et voulaient contribuer à sa grandeur.

Face aux nouveaux enjeux, il y a place pour un pays qui s’affirme avec son identité propre et ses valeurs. Déjà nombre d’entre vous en ont conscience : ceux qui entreprennent, ceux qui trouvent de nouveaux terrains sur lesquels le génie français peut se déployer ; ceux qui pensent que le Bien commun sera toujours supérieur aux égoïsmes ; ceux qui ont compris que la vie en société est préférable à tous les communautarismes, formes nouvelles des féodalités archaïques. Il y a un espace pour la France dans le monde de demain et donc pour les Français. Il appartient à chacun de le construire en restant fidèle aux valeurs et aux principes légués par l’histoire. Soyons fiers d’être des héritiers et sachons transmettre l’héritage.

En ce début d’année, mes voeux s’adressent tout particulièrement à tous ceux qui croient en la France, mais je pense aussi à ceux que la société a laissés sur le bord du chemin, ayant oublié que la charité demeurait le premier devoir des hommes. Ils ont leur place. Ne l’oublions pas !

En 2018, pour l’aider à être elle-même, puisse la France, fille aînée de l’Eglise, compter sur tous les saints qu’elle a vu naître, à commencer par saint Louis, le modèle des gouvernants.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

le 20 janvier 2018

 

 

Louis XVI: quelle leçon d’Etat!

 

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« Avons-nous des nouvelles de Monsieur de Lapérouse? »

Cette question demandée au bourreau au moment même de passer sur l’échafaud est tout simplement impressionnante.

Jusqu’au dernier instant, le roi Louis XVI, victime d’une idéologie pourrissante appelée le modernisme, porte ses vues au-delà de lui même et s’inquiète des missions scientifiques primordiales pour le développement du pays.

Une telle distance et une tel sens du devoir et de l’Etat sont impressionnants, d’autant plus que nos chefs d’Etat depuis brillent par l’effort inverse.

C’est cela que je commémore le 21 Janvier (il y a aussi ceci ou ici.), en pensée et prière pour toutes les nombreuses victimes de la barbarie révolutionnaire, et en premier lieu Louis XVII, l’enfant de la conciergerie.

Il est vrai que « la république n’a pas besoin de savants » .

 

En mémoire de Louis XVI, pour La Pérouse, c’est par ici.

 

*      *      *

 

(N’oublions pas non plus que c’est un 21 Janvier qu’est mort le pire idéologue sanguinaire et totalitaire qu’est Lénine; santé!).

l’Avent vient avant…

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Les chrétiens (plus précisément les catholiques de rite romain) viennent de célébrer dimanche passé le Premier dimanche de l’Avent (qui en compte quatre) ouvrant le nouveau calendrier liturgique qui rythme l’année religieuse et qui se clôt par la fête du Christ Roi.

J’en profite donc pour rappeler que l’Avent (de latin: Adventus, venue, avènement, arrivée) s’écrit avec un « E », même s’il arrive avant la Nativité.