L’heure du royaume de France est-elle venue ? M. l’abbé Michel Viot.

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Entretien sur TV Liberté (TVL/TdM/#72) avec Monsieur l’abbé Viot au sujet de son dernier livre: L’heure du royaume de France est-elle venue ? (Via Romana; Référence 978-2-37271-097-8). 7 min.

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[Communiqué] L’Action Française rejoint l’Institut de Bourbon

[Reims-Paris – Avril 2018 – Communiqué]

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Nous sommes heureux d’annoncer que l’ , ayant enfin réalisé que soutenir la supériorité des traités internationaux sur notre Loi Fondamentale n’était pas très patriote, rejoint l’Institut de Bourbon après 120 ans de réflexion.

Nous leur souhaitons la bienvenue.

Vœux de Monseigneur le duc d’Anjou

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[A l’occasion des cérémonies du 21 Janvier 2018]

 

Français, mes chers compatriotes,

Depuis plusieurs années, j’ai pris l’habitude de m’adresser à vous durant le mois où des voeux sont formés pour ceux que l’on aime.

Au début, ce message du 21 janvier n’était reçu que par les fidèles qui, en cette date anniversaire de la mort du Roi Louis XVI, revivaient en leur cœur l’espérance de la tradition. Il y avait sans doute alors un peu de nostalgie en souvenir d’un temps glorieux où la France était une grande nation. Puis, d’année en année, l’audience de ce message s’est développée, notamment avec l’essor des nouvelles formes de communication.

En ce début 2018, je veux poursuivre cette rencontre. Elle fait partie de mon devoir de successeur légitime des rois dont l’histoire se confond avec celle de la France. Comme héritier des Rois, je me dois d’incarner cette tradition qui ne peut consister uniquement à assister à des cérémonies de mémoire. Elles sont pourtant nécessaires et j’y participe toujours avec joie. Elles permettent de résister à la destructrice amnésie mémorielle instrumentalisée par ceux qui n’ont pas envie de voir la France fière d’elle-même et soucieuse de prolonger, dans l’avenir, le rôle de moteur qu’elle eut durant si longtemps.

Mais, à quoi me servirait-il d’être l’héritier d’une dynastie millénaire ? Il ne peut s’agir pour moi de me satisfaire de considérer la gloire de mes ancêtres. Il m’appartient encore plus, si je veux être digne d’eux, de contribuer à l’édification du présent et de l’avenir, à ma manière, avec mes moyens. Je serait ainsi fidèle à ce qui était la nature de la royauté française, faire de l’action du roi, avant tout, un service rendu à tous.

Remplir ce devoir me paraît d’autant plus important que notre pays traverse une épreuve difficile comme l’histoire en réserve, malheureusement, à espaces réguliers. Dans ces moments, c’est toujours en revenant à ses fondamentaux que la France a pu trouver un nouveau souffle. Devant les difficultés il ne s’agit ni de se cacher la réalité, ni d’abandonner, mais de réagir. Tel est le devoir d’état de chacun, des familles en particulier, même si c’est souvent difficile et impose des sacrifices. Par ma position, n’ayant pas à me placer dans le contexte de promesses ou de programmes de la politique au quotidien, il m’appartient de le rappeler.

Attaquée à l’extérieur et sur notre sol par un ennemi aussi insidieux que brutal et qui, souvent, trouve du renfort dans nos faiblesses et notre laxisme ; rongée de l’intérieur par une crise morale qui lui fait parfois renier son identité, la France, notre pays, est tenue de réussir à se reprendre. Elle le doit à tous ses enfants ; elle a aussi une obligation envers ceux qui l’ont toujours regardée comme le foyer où naissent les grandes idées et s’épanouit la civilisation née du double héritage gréco-latin et chrétien.

Cet héritage, s’il nous a été transmis, n’a de sens  que pour le présent. Il nous appartient de le faire vivre. Cela d’autant plus que la société est à un tournant et, surtout, en attente. Le contexte ayant changé, il faut lui redonner un cadre. Celui dans lequel nous vivons depuis deux siècles s’effrite. Fait de beaucoup d’idéalisme, d’égoïsme et de matérialisme, il ne répond plus aux besoins de la société, car elle s’est prise dans ses propres contradictions. Ses excès dans tous les domaines ont abouti à d’immenses échecs tant dans le domaine social qu’environnemental, et l’homme en fait les frais. Ce mouvement délétère pour les libertés, devenues licences, l’économie devenue financiarisation, l’emploi précarisé, la culture, l’éducation et le patrimoine trop souvent livrés aux destructions, se développe puisque, face à lui, un nouveau contexte se met en place. Il se nomme mondialisme, société du numérique et de la dématérialisation, émergence de nouvelles puissances, éclatement de la société en « réseaux », remise en cause de certains fondamentaux en matière d’éthique, tels que famille et couple ou la valeur de la vie humaine, déculturation.

La situation n’est pas simple et il est difficile de trouver la juste conduite face à ce monde qui change. Un monde nouveau est à redessiner, ce qui demande de recréer une anthropologie donnant sa place à la gratuité. Abandonnons donc les constats et la nostalgie d’un temps qui n’est plus celui dans lequel nous vivons et encore moins celui de nos enfants !

Acceptons, enfin, de relever les défis de demain pour redonner un sens à nos actions présentes et futures. Redonnons à la jeunesse l’espérance, non pas celle des facilités matérielles, mais celle de l’épanouissement de soi et des autres à commencer par la famille qui doit redevenir le socle principal de toute vie commune. La génération montante, la mienne, ayant redécouvert les vertus du réalisme qui doit imprégner l’action, a largement déjà contribué à la remise en cause des excès d’une société sans limites et oublieuse de la nécessaire transcendance sans laquelle l’homme n’est pas pleinement homme.

Cela me paraît conforme au rêve capétien qui a bâti la France et enfanté l’Europe. Il était vision d’un avenir partagé. Les grandes nations ont besoin de tels horizons. Regardons autour de nous, les pays qui prospèrent sont ceux qui croient en eux et en leur devenir. Ce fut longtemps l’esprit qui a animé notre pays et le monde occidental. Avec lui, la France a pris une place prépondérante dans le monde car elle était porteuse d’espoir pour ceux qui aspiraient à devenir sujets du Roi de France. Ainsi ils avaient l’assurance de participer à cette aventure commune que la France offrait à tous, dès lors qu’ils l’aimaient et voulaient contribuer à sa grandeur.

Face aux nouveaux enjeux, il y a place pour un pays qui s’affirme avec son identité propre et ses valeurs. Déjà nombre d’entre vous en ont conscience : ceux qui entreprennent, ceux qui trouvent de nouveaux terrains sur lesquels le génie français peut se déployer ; ceux qui pensent que le Bien commun sera toujours supérieur aux égoïsmes ; ceux qui ont compris que la vie en société est préférable à tous les communautarismes, formes nouvelles des féodalités archaïques. Il y a un espace pour la France dans le monde de demain et donc pour les Français. Il appartient à chacun de le construire en restant fidèle aux valeurs et aux principes légués par l’histoire. Soyons fiers d’être des héritiers et sachons transmettre l’héritage.

En ce début d’année, mes voeux s’adressent tout particulièrement à tous ceux qui croient en la France, mais je pense aussi à ceux que la société a laissés sur le bord du chemin, ayant oublié que la charité demeurait le premier devoir des hommes. Ils ont leur place. Ne l’oublions pas !

En 2018, pour l’aider à être elle-même, puisse la France, fille aînée de l’Eglise, compter sur tous les saints qu’elle a vu naître, à commencer par saint Louis, le modèle des gouvernants.

Louis de Bourbon, duc d’Anjou

le 20 janvier 2018

 

 

Louis XVI: quelle leçon d’Etat!

 

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« Avons-nous des nouvelles de Monsieur de Lapérouse? »

Cette question demandée au bourreau au moment même de passer sur l’échafaud est tout simplement impressionnante.

Jusqu’au dernier instant, le roi Louis XVI, victime d’une idéologie pourrissante appelée le modernisme, porte ses vues au-delà de lui même et s’inquiète des missions scientifiques primordiales pour le développement du pays.

Une telle distance et une tel sens du devoir et de l’Etat sont impressionnants, d’autant plus que nos chefs d’Etat depuis brillent par l’effort inverse.

C’est cela que je commémore le 21 Janvier (il y a aussi ceci ou ici.), en pensée et prière pour toutes les nombreuses victimes de la barbarie révolutionnaire, et en premier lieu Louis XVII, l’enfant de la conciergerie.

Il est vrai que « la république n’a pas besoin de savants » .

 

En mémoire de Louis XVI, pour La Pérouse, c’est par ici.

 

*      *      *

 

(N’oublions pas non plus que c’est un 21 Janvier qu’est mort le pire idéologue sanguinaire et totalitaire qu’est Lénine; santé!).

l’Avent vient avant…

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Les chrétiens (plus précisément les catholiques de rite romain) viennent de célébrer dimanche passé le Premier dimanche de l’Avent (qui en compte quatre) ouvrant le nouveau calendrier liturgique qui rythme l’année religieuse et qui se clôt par la fête du Christ Roi.

J’en profite donc pour rappeler que l’Avent (de latin: Adventus, venue, avènement, arrivée) s’écrit avec un « E », même s’il arrive avant la Nativité.

Orange: mémorial des victimes de la révolution

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Jacques Bompard donne un entretien au très efficace R&N sur son projet d’élévation d’un mémorial des victimes de la Terreur à Orange, comme un moyen de « prévenir les exactions de ceux qui rêvent avec les idéologues criminels ».

Extraits:

R&N : Vous avez déposé un amendement demandant à ce que la « République française [fasse ses excuses] aux Rois de France pour le saccage de leurs sépultures pendant la Révolution française ». En regard de l’accueil qui vous a été réservé par vos collègues (Madame Capdevielle) et certains médias, le projet de monument en l’honneur des morts de la Terreur ne risque-t-il pas de provoquer un tollé similaire ?

Jacques Bompard:  J’aime à lire Frédéric Rouvillois, l’un des meilleurs constitutionnalistes de notre époque. Il a longuement décrit dans Être ou ne pas être Républicain, la technique de propagande qui revient à brandir des « valeurs républicaines » à tort et à travers pour masquer le vide de la pensée politique actuelle.
Il appartient de rappeler que crier « La République ! » comme un antidote absolu est inutile et dangereux. La Terreur a commis un génocide en Vendée et a persécuté les catholiques de Vaucluse en raison de leur religion. La Terreur (…) voulait effrayer les croyants pour imposer le culte d’un régime.
Libre à chacun de trouver qu’il est risible de s’en souvenir. Je trouve au contraire qu’il est urgent de se souvenir que les idéologies sont toujours mortifères et que la haine des catholiques est morbide.
Vous évoquez mes collègues et leurs moqueries. Ils sont majoritairement anti-chrétiens, doctrinaires du laïcisme, insultant vis-à-vis de tout ce qui précède leur chère révolution, ils veulent créer une nouvelle anthropologie déliée de la nature.
Je pense qu’il est important de leur rappeler que leurs inspirateurs profanaient les tombeaux et décapitaient des innocents.

Partout, tout le temps, démystifier cette révolution et dénoncer cette chape de plomb qui étouffe l’émergence de la vérité: la république est le régime sanglant d’une minorité qui prit le contrôle de notre pays par la terreur et dont les descendants idéologiques occupent encore le pouvoir.

Merci à J. Bompard pour cette nouvelle brèche.

L’entretien ici.

Journées « européennes » du patrimoine

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Ces Journées sont la preuve de l’attachement profond-voire même de l’amour- des Français pour leur culture à travers notre patrimoine enraciné, local,  témoignage de proximité et de pérennité, liant nos compatriotes autour du « roman national ».
Malheureusement, comme tout ce qui est local, historique et patrimoniale est d’emblée suspect pour l’idéologie progressiste, « on » (Conseil de l’Europe, l’UE et leurs affidés) a décidé d’appeler ces journées à fort succès populaire les journées européennes (« On » espère peut-être que par transfert, le peuple associera l’amour de son patrimoine aux institutions européennes) et d’apposer le thème « citoyenneté » (le progressisme valorise le « déraciné » partout et ne rate pas une occasion d’éduquer les peuples à sa propagande).

Mais ces journées n’ont rien d’européennes (on les célèbre dans le monde entier; autant les appeler les journées mondiales- mais cela fait-il trop JMJ?), sont nées en France (d’un éclair de génie de Jack LANG) et sont tout sauf citoyennes puisqu’on communie, loin des idéologies, au cœur de notre culture, religieuse et aristocratique, entre châteaux, palais et églises, souvenirs que l’Assemblée Législative de 1792 eut bien du soucis à faire disparaître ou à mutiler dans sa phobie royale et chrétienne.

patrimoineIl faut toujours qu’il y ait récupération et détournement: c’est le système révolutionnaire. C’est d’ailleurs toujours le principe des régimes incertains, instaurés par la force, qui se cherchent une justification par la réécriture des gloires passées et qui, réellement, ne vivent que par la survivance maquillée des succès établis par le régime renversé.

Alors? Vive notre patrimoine, nos racines et longue vie à notre culture, éclairée par ces marques de notre génie séculaire! Le reste, lambeau idéologique,  passera.

 

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Site officiel – décalé, festif, divers et sexuellement neutre- et esthétiquement agressif

Faire sécession, calmement, avant que ne parlent les armes?

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Un rapide état des lieux présent et prospectif de notre pays  n’est guère encourageant pour qui ambitionne simplement de transmettre ce qu’il a reçu, aussi bien en termes de  patrimoine matériel qu’immatériel (et de plus en plus ce dernier, qui se révèle bien plus essentiel, que ce premier, d’autant que la politique fiscale est chaque jour plus confiscatoire à mesure que s’aggrave le clientélisme).

Tel un train sans conducteur, notre pays semble courir à l’abîme sous le régime actuel et notre soi-disant pacte social tourne au pugilat général. Un rapide tour sur les meilleures ventes France du célèbre logisticien Amazon fait froid dans le dos.

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A cela s’ajoute une perspective démographique qui favorise l’immigration et fait entrevoir à court terme un futur bien différent de ce que nous connaissons – et aimons.

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N’ayant aucun espoir dans la politique partisane et le vote, que reste-t-il aux Français pour s’opposer à ce nouveau monde qu’on leur impose? Les armes?

Avant cette extrémité-là, peut-on envisager une séparation « à l’amiable », type droit des peuples à disposer d’eux-mêmes?

Prenons acte de la fin du pays unis et homogène. De toute façon, cette séparation est en marche et s’organise déjà sous nos yeux:

  • Les quartiers urbains se répartissent déjà par ethnies/affinités culturelles. A chacun son quartier chinois, juif, bobo, versaillais, africain, arabes etc. La mixité sociale? Quelle mixité sociale? Les rues/résidences/immeubles/quartiers de nos villes se murent de sas, grilles et de codes, bref, se privatisent pour mieux se séparer, et l’organisation spatiale, sociale voire économique de nos vies, à la façon des arrondissements marseillais, se transforme lentement en une mosaïque juxtaposée de modes de vies qui s’évitent.
  • A cela s’ajoute la -déjà acquise- faillite de l’Education Nationale, poussant les parents responsables à placer leurs enfants dans les écoles privés sous contrat, de moins en moins confessionnelles, même sous l’œil de l’évêché; les écoles libres – les vraies- poussent de tous côtés.
  • Chacun procède déjà, dans la mesure de ses moyens,  à ses achats de manière politique: fait en France/ethnique exotique, hallal/casher, boycott ABC/soutien XYZ, marques internationales/acteurs locaux …
  • Etc.

Si nous poussons la logique jusqu’au bout, allons-nous devoir envisager pour chacun sa justice? L’Angleterre y a déjà recours.

A chacun son service public ? Pôle-emploi recommande déjà d’adapter  les conseillers à l’usager, les horaires des piscines sont séparés etc.

A chacun sa police? Les éléments féminins pour les femmes, les éléments ethniques pour les immigrés, afin d’éviter les cas d’émeutes raciales que connaissent les Etats-Unis à chaque criminel noir tué par un policier non noir ?

Ou encore, en fin de logique, à qui paierons-nous l’impôt? Chacun pour sa communauté ethnique/culturelle/religieuse?

Il est important ici de noter que la division la plus profonde n’est pas celle qui distingue les immigrés des autochtones. Celle qui divise les Français entre eux est encore plus marquée,  absolument nuisible à la réorganisation de la république et à l’organisation d’un bien commun que nous n’avons plus.

Ceux qui professent un anticatholicisme militant, avalent des têtes de cochons au 21 Janvier, réclament des impositions confiscatoires (qu’ils ne payent pas) et des redistributions niveleuses (qui ne concernent que eux), ou qui professent un internationalisme idéologique fanatique frontalement opposé à ceux qui chérissent patrie, culture et traditions, etc. doivent-ils être considérés comme des compatriotes?

De leur côté, pourquoi seraient-ils obligés de subir un mode de vie à leurs yeux dépassé et opposé à la libéralisation totale des lois et des mœurs, qu’ils appellent liberté et que nous appelons licence? Quittons-nous bons ennemis avant la guerre civile qui vient: à chacun son camp et ses problèmes, reconnaissons nos divisions et tirons-en les conséquences avant de nous tirer dedans.

Peut-être devrons-nous déménager, abandonner nos petites patries, pour s’installer sur des territoires civilisationnellement homogènes (occidentaux, orientaux, proches-orientaux etc), voire politiquement homogènes (jacobin à droite, royaliste à gauche) ou religieux (catholique ici, athée là, juifs en haut, musulmans en bas etc.), chacun dans ses places de sûreté à la façon de ce XVIe siècle si chaotique…? Séparation à tous les étages, communautarisme maximal pour tous et création de sanctuaires.

Sécession, séparation, autodétermination,  pourquoi pas même des rattachements, qui au reliquat du Duché de Normandie sous le bailliage de Guernesey, qui à l’Andorre, qui à l’autonomie basque,  qui une pleine indépendance? Bref, organiser un nouvel émiettement de type féodal en quelque sorte, avec des liens plus ou moins distanciés entre entités, s’il en existe du tout.

Cela peut se faire, l’histoire l’a déjà montré: la Croatie catholique s’est constituée en se séparant de ses frères slaves mais Orthodoxes, la Belgique catholique et libérale de ses frères des Provinces des Pays-Bas protestants et monarchiques, l’empire germanique habsbourgeois (Empire de l’est – Österreich) de l’empire germanique prussien (Königreich Preußen, puis Deutsches Kaiserreich), et l’actualité flamande, basque, catalane, québécoise ou écossaise, voire de celle de Crimée,  etc. la possibilité de partition est une réalité.

En France, devant cet état de fait, la question de la séparation de jure se pose de façon cruelle, tout d’abord par communautés, puis peut-être géographiquement. Est-ce notre tour, après plus de 1500 ans de patients efforts et de sacrifices pour créer ce pays,  cette civilisation parmi les plus brillantes au monde, de reconnaître que Rome est tombé, encore une fois?

Faut-il repartir à zéro et tout reconstruire sans un mot, être un homme à la façon de Kipling?

Peut-être.

Plutôt qu’un isolat civilisationnel, des exilés à l’étranger, une minorité dans son propre pays, un dhimmi de l’une ou de l’autre idéologie, prenons actes de nos divisions, à chacun son pré-carré,  et que le meilleur gagne.

Mais je crois que nos adversaires politiques seraient les plus farouches opposants: ils se nourrissent sur la bête et sans nos bonnes contributions, ils savent qu’ils ne dureront pas longtemps. D’autant que beaucoup approchent des âges où l’assistance est indispensable…

Tant pis: je n’ai pas vocation au sacrifice civilisationnel sur l’autel de leur(s) idéologie(s) nihiliste(s), et sans séparation de jure, ce sera les armes de facto.

En attendant, je trie et je rejoins mes réseaux civilisationnels.  Communauté, dissidence, puis sécession.

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Bossuet-Fénélon, le seul vrai débat Tradition c/ Moderne

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Au cœur de nos conflits de valeurs, l’éternelle querelle des anciens et des modernes, loin de se limiter à une opposition littéraire germanopratine, orgueilleuse et esthétique (voire courtisane), est d’abord un conflit de valeurs essentielles dans lequel nous sommes empêtrés depuis longtemps:

Réalisme contre idéalisme.

Classicisme contre romantisme.

Raison contre sentiment.

Dogme contre relativisme.

Autorité contre consensus.

Monarchie contre collégialité.

Tradition contre progressisme.

Au cœur de notre histoire,  ces valeurs se disputent, s’opposent et dominent alternativement nos politiques.

En ce début de XXIe siècle, héritier des XVIII et XIXe, la culture de l’émotion, du consensus, du relativisme et de la collégialité dominent. On peut penser que les idées défendues par Fénélon ont, in fine, emporté la partie.

En effet, le grand débat disputant ces thèses portées par les géants Bossuet / Fénélon eut lieu au XVIIe siècle. C’est alors Bossuet qui remporta la mise.

Il est important  de revenir à ce débat, essentiel au sens propre, puisqu’il oppose les thèses d’idéologies anciennes.

A travers le souple Fénélon, c’est l’âge d’or mythique, le millénarisme chrétien, Salvien, Joachim de Flore, Arnaud de Brescia, la collégialité et l’aristocratisme (égalité des grands) qui s’expriment, annonçant le scientisme, les idéologies collectivistes et la technocratie; Bossuet, plus strict, est lui du parti de l’ordre et de l’autorité éclairée et encadrée, loin des chimères idéologiques, pour l’intangibilité des dogmes et d’une pastorale pragmatique, éloigné du jansénisme strict comme du relativisme compassionnel libéral.

Si dans ce  XVIIe classique et ordonné, c’est Bossuet qui l’emporte, au XVIIIe sentimental et préromantique, c’est Fénélon qui prend sa revanche posthume.

Au XIXe siècle, à la suite de la folle révolution, la tradition à changée de main et les cartes furent brouillées: on pourra retrouver le gallican Bossuet du coté des ultramontains tradionnalistes, et les ultramontains de Fénélon du coté des libéraux contractualistes.

Aujourd’hui, avec le recul historique et la réalité politique, qui de la vision maternaliste ou paternaliste gagnera la troisième manche? Un élément de réponse dans l’ancien mais remarquable article de Laurent DANDRIEU (SPECTACLE DU MONDE, 1997),  ici.

Quant à la politique, auquel la postérité donnera-t-elle raison, de celui qui, indifférent à l’autorité, rêvait d’une cité pastorale où la vertu et la frugalité suppléeraient à tout, ou de celui qui, sachant les faiblesses des hommes et leur propension naturelle à l’anarchie, misait sur une autorité mise à l’abri des passions par la stabilité des institutions pour assurer le bien commun ?

Submergé, Bossuet ? Il répondait d’avance, à ceux qui l’accusaient d’assécher les fleuves de la mystique : « Ce n’est pas s’opposer à un fleuve que de faire des levées, que d’élever des quais sur ses rives pour empêcher qu’il ne déborde et ne perde ses eaux dans la campagne. »

Aujourd’hui que la crue démagogique a tout emporté, on ne voit plus ces ouvrages. Ils demeurent pourtant, et lorsque les eaux folles se seront retirées pour reprendre leur cours normal, ils retrouveront dans notre paysage mental leur importance d’indispensables jalons.

La Foi, pilier de l’identité française

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Louis, successeur héritier des Rois de France,  s’est rendu à la Basilique Saint-Denys d’Argenteuil (Ile-de-France) pour l’ostentation de la Sainte Tunique.

Il fit très justement remarquer l’importance du pèlerinage, tant par sa longévité que par le nombre des fidèles, mais aussi parce qu’elle permet…

…[publiquement] à tout un peuple de s’associer dans une même prière. Il y a là un symbole très fort. Les ostensions permettaient à des dizaines de milliers, des centaines de milliers de Français, d’être réunis  autour du souverain pour un acte commun. (…)

Cette année ce seront entre 250 000 et plus de un demi -million de personnes qui participeront à cette présentation solennelle. Quel symbole pour notre époque !  Un des événements majeurs de l’année sera religieux. Voilà qui remet bien des idées en place. Dans une société laïcisée dans laquelle certains voudraient n’attribuer à la religion qu’une dimension personnelle et individuelle, il est important de donner l’occasion d’exprimer leur foi et leurs convictions à de nombreux fidèles  dans un esprit d’unité. (…)

Il me paraissait important à la fois comme chrétien et comme héritier des rois mes prédécesseurs, d’y participer, dans le même élan de partage avec le plus grand nombre,  d’une foi commune dans laquelle la France puise son identité et sa grandeur. (…)

Le discours, ici.

Nous ne pouvons que saluer la remarque qui souligne que la Foi est au cœur de notre identité française, dès les origines.

En effet, notre pays est bien né au Ve siècle sur les fonds baptismaux lors de l’union du roi des Francs fédérés à la religion des citoyens Gallo-Romains.

N’en déplaise à Rousseau, c’est le seul contrat social réel qui ait été passé pour créer  ce qui sera plus tard la France.

C’est pour cette raison que la Foi (catholique, bien sûr) est inscrite dans nos Lois Fondamentales et s’impose à nos rois, si bien d’ailleurs que même le premier capétien Bourbon, Henri IV,  dut s’y plier.

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