451…ou pas.

Il va donc exister un numéro officiel pour les recherches sur navigateur n’ayant pas abouti…pour cause de censure.

On connaissait déja l’ennuyeux 404 (« La page recherchée n’existe pas »); voici le nouveau venu, 451, d’après bien sûr le célèbre roman Farenheit 451 (Ray Bradbury, 1953. A lire).

  
Désormais, quand (et non si…) la page que vous cherchez est censurée, l’écran affichera 451.

On moins nous saurons pourquoi nous ne pouvons pas y aller: d’autres ont décidé pour nous.

Mais le propre de la censure, à part dans les régimes ouvertement autoritaires, est de se faire discrète.

Ainsi, si le code 403 s’affiche (« page interdite », sans spécifier), c’est peut-être pour cause de censure, mais on ne le vous dit pas.

Bonne journée.

Au fait: état de la censure en France.

Le libéralisme n’est pas la liberté

Dans bien des cas, il en est même l’opposé.

Pour combattre cette idéologie libérale multiforme qui nous étouffe, il faut reprendre les définitions exactes: le flou, tout comme l’excès de règles, crée l’ambiguïté, c’est-à-dire la corruption.

Une excellente remise à niveau de G de Thieulloy, à lire ici.

C’est bien parce que nous sommes royalistes et Français que nous tenons aux libertés et à leur corollaire indispensable, la justice, toutes bien éloignées du libéralisme.

Nous ne voulons ni licence, ni relativisme, ni naturalisme, ni économisme: seulement le Bien Commun (« Bénépublique ») et la Vérité (« Loi Naturelle »).

« Libertés, Equité, Justice »!

La royauté: la république souveraine

Causeur.fr, sous la plume M. Eric Guégennous offre une belle démonstration qui a l’intérêt de distinguer la république de leur oligarchie et de présenter la vraie version des choses.

Ne nous gênons pas de ces plaisirs vrais trop rares: lisons lisons!

Les bonnes feuilles:

La res publica, nous dit le Gaffiot, est l’administration des affaires communes, la forme du gouvernement, le souci de ce que l’on a en partage, collectivement. Peuvent se draper dans l’idée de république aussi bien la démocratie que l’aristocratie ou la monarchie.

Consubstantiel au concept de république, l’attachement au bien commun, d’après Aristote, est ce qui distingue un régime droit d’un régime dévoyé. Le commun, lui, détermine par définition ce qui ressortit à la communauté.

Et pour garantir la permanence du commun, il est une chose à ne jamais perdre de vue, une chose sans laquelle, véritablement, on ne peut être appelé « républicain ». Quelle est-elle ? La souveraineté.

Bref. Bien commun, participation aux affaires publiques, souverainté: voila la seule republique, le reste n’est que fumée.

Rien de nouveau pour les Français encore libres, mais un beau coup de tonnerre en guise de reveil pour nos compatriotes-captifs des discours propagandes révolutionnaires.

Cependant, la dénonciation, pour aussi juste qu’elle soit, ne va pas au bout de sa démonstration.

Cloturons pour l’auteur: seule la royauté garantit ce fragile équilibre bien commun, affaires communes et souverainté.

La royauté, république couronnée? N’y voient un paradoxe que ceux qui n’en connaissent que la version militante de la révolution… 

Cette royauté fut pourtant notre meilleure régime et la meilleure démocratie que nous eûment; notre meilleure république.

Alors, vive le Roi!

Le terrorisme? Inventé par la République Française.

Nous en avions déjà parlé sur Twitter (suivez-nous!), mais il est bon d’entendre les tabous et les totems de ce régime de mensonges politico-religieux qui se trouve à la tête de l’Etat en France, être publiquement bousculés.

« La barbarie meurtrière… Le gouvernement par la terreur, c’est malheureusement notre pays qui en a donné l’exemple, pendant la grande révolution française (…) Robespierre en appelait à la Terreur pour gouverner, c’est nous qui avons inventé le mot, pratiquement, et le gouvernement terroriste. Alors, on n’a pas à être fier de ça (…) Les gens qui guillotinaient à tours de bras leurs adversaires étaient en effet des criminels, comme ceux qui les décapitent aujourd’hui. Ce n’est pas la première fois qu’on décapite dans l’Histoire »   (JM Le Pen, sur RTL).

Petit à petit, la Lumière s’imposera.

Merci au SB.

La dette publique provoque-t-elle les révolutions?

« Au XVIIIe siècle, la dette publique s’envole. Elle représente alors 80 % du PIB en moyenne ». Patrice Gueniffey, in LeFigaro: Comment-la-dette-publique-a-provoque-la-revolution-de-1789

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« [En l’état actuel], la dette publique atteindra (…) fin 2016, plus de 97 % du PIB. Si la croissance du PIB était inférieure [à celle prévue par la loi de programmation, NDLR], la dette publique serait comprise entre 99 et 100 % du PIB chacune des années 2016 à 2018. Cour des Comptes, rapport annuel public 2015.

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Chanson pour la saison: Les 18 Francs. Air populaire, 1792.

1 Le Parisien un jour dira, A ce Sénat plein d’arrogance, Et ce beau jour dans peu viendra, Oui: vous avez perdu la France,

R/Fichez-nous le camp, Plus de dix-huit francs [Salaire d’un députés en 1792], Vous n’en aurez pas davantage (bis).

2 Pour supprimer tous les abus, Nous formons un Aréopage, Mais nous nous sommes aperçus, Qu’il est des fous à tout âge.

R/Fichez-nous le camp, etc.

3 Vous avez pillé le clergé, Qui soulageait notre misère, Tout comme nous il eût payé, Pour acquitter la dette entière.

R/Fichez-nous le camp, etc.

4 Par votre timbre [Assignats, NDLR] et vos impôts, Aux Français la peine est commune, Vous nous avez rendus égaux, Mais c’est égaux en infortune.

R/Fichez-nous le camp, etc.

5 Jadis on voyait des écus, Hélas quel funeste présage ! Dans le commerce on n’en voit plus, Et notre argent est en image.

R/Fichez-nous le camp, etc.

6 Nous avons cru sous votre loi, Que nous serions dans l’abondance, Fuyez et rendez-nous le Roi, Dans lui seul est notre espérance,

R/Ce sont ses enfants Qui sont repentants, Son cœur n’en veut pas davantage. (bis)

Miège

#CharlieHebdo. Et les autres?

Une attaque par armes de guerre a été perpétuée a Paris contre les caricaturistes de Charlie Hebdo. 12 personnes sont mortes.

Comme ils étaient dessinateurs de presse, comme ils étaient du bon côté du gourdin médiatique, comme ils incarnaient les valeurs 68ardes, tous nos media pleurent (Qu’auraient-ils dit pour les outcasted Minute, Rivarol, Présent ou Radio Courtoisie?).

Voici les victimes devenues héros, martyrs, modèles etc.
Manifestations à Paris, en Europe et dans le monde (sauf en Daar-al-Islam…).

Emotions, colère. Les résistants de façade se bousculent pour faire montre de leur bien-pensance indignée (pensez-vous: de sympathiques journalistes caricaturistes irrévérencieux).
On dénonce, on condamne, on s’élève avec fermeté…
Coups de menton et mots décidés. La république est attaquée et nous devons nous unir pour défendre les valeurs qu’elle représente etc.
On décrète l’union (mais on ne sait toujours pas bien contre qui ou quoi. Les déséquilibrés? Les délinquants?) et un jour de deuil national.

Il est évidement que nos prières et condoléances vont aux familles des victimes (Les bouffeurs de curés ont souvent moins d’appétit à la fin) sans oublier les deux policiers, mais qu’il nous soit aussi permis de dire que:

– il y a tous les jours des victimes de cette même idéologie sans que cela ne fasse ciller nos élus ou journalistes (Ouh! Le spectre du FN) ; le déséquilibre de traitement entre les victimes me met pour le moins mal à l’aise. (Charlie Hebdo n’était ni une institution nationale, ni un journal quelconque; on tire fort sur la corde de la liberté de la presse pour déguiser un business de l’insulte publique en une digne expression d’une libre critique religieuse.)

– Les valeurs de la république et une mauvaise conception des droits de l’homme, relativiste et idéologique, qui s’incarnent dans le tribunal médiatico-politique, en muselant la légitime interrogation publique (devenue inquiétude) de nos concitoyens, ont empêché l’émergence dans le débat public de toute critique de la doxa universelle et relativiste que des dinosaures ayant perdu la guerre froide ont imposé au pays (la démocratie à sens unique). « Touche pas à la religion d’amour et de paix » ou « Touche pas à l’immigration »: pendant que sous la cendre, le feu couvait.
Les larmes de pompiers pyromanes sont celles des crocodiles: ils pleurent une liberté d’expression qu’ils ont eux-mêmes toujours interdite.

Alors aujourd’hui, suite à ces manifestations d’émotions plus ou moins convenues, que peuvent-il faire qu’ils n’aient pas deja fait (plus de policiers, de crédit en banlieue, de lutte anti-fasciste…)?
La réponse n’est pas policière, elle est avant tout politique.

Bien que le seul souci de la caste soit d’éviter la montée au pouvoir d’un parti opposé, il va bien falloir que nos dirigeants répondent aux légitimes inquiétudes des Français et regardent en face nos idéologies comme les leurs pour enfin prendre des mesures sérieuses et efficaces pour protéger notre pays; mais cela suppose une complète remise en cause de notre système qui a failli.

Tant que ces valeurs républicaines présideront aux destinées de notre pays, il y aura d’autres Charlie Hebdo, plus ou moins connus, plus ou moins médiatiques, mais tout aussi tragiques.

C’est pour cela que je ne m’associe pas aux pyromanes de ce régime et ne crois pas une seconde à leur réel soucis d’union.

Du souverainisme linguistique au souverainisme politique…

Devant la bêtise incarnée de la VP de l’Assemblée Nationale, faisant siennes les fautes de Français au profit d’une idéologie sexualiste, l’Académie Française a fait le rappel suivant:

Nul ne peut régenter la langue, ni prescrire des règles qui violeraient la grammaire ou la syntaxe: elle n’est pas en effet un outil qui se modèle au gré des désirs et des projets politiques. Les compétences du pouvoir politique sont limitées par le statut juridique de la langue, expression de la souveraineté nationale et de la liberté individuelle, et par l’autorité de l’usage qui restreint la portée de toute terminologie officielle et obligatoire. Et de l’usage, seule l’Académie
française a été instituée «la gardienne».

Ce qui est vrai pour une langue l’est tout autant pour notre pays.

Aperçu:

Nul ne peut régenter la France, ni prescrire des règles qui violeraient la loi naturelle ou ses traditions: elle n’est pas en effet une abstraction qui se modèle au gré des désirs et des projets politiques. Les compétences du pouvoir politique sont limitées par le statut juridique des Lois Fondamentales, expression de la souveraineté nationale et des libertés individuelles, et par l’autorité de la tradition qui restreint la portée de toute idéologie officielle et obligatoire. Et de la tradition comme des Lois Fondamentales, seul le Roi de France sacré a été institué «le protecteur».

Pour avoir le sens du souverain, il faut avoir le sens du long terme, comme le souligne les Immortels.
Un usage royal constant depuis le Ve siecle, c’est suffisant.

« Une minorité violente s’est emparée de tous les pouvoirs ». Ambassadeur Morris, 1793.

Gouverneur_Morris

Gouverneur MORRIS, 1752-1803

« Le gouvernement actuel est réellement despotique, en principe comme en pratique. La Convention est aujourd’hui composée d’une poignée des députés qui siégeaient à l’Assemblée législative. Cette minorité violente a réussi à s’emparer de tous les pouvoirs. Elle a fait jeter en prison ses adversaires, puis a délégué la puissance exécutive à un comité dit de « Salut Publique ». L’une des mesures ordinaires de ce gouvernement est d’envoyer, dans les départements, des commissaires munis d’une autorité illimitée (…). Ils font arrêter les citoyens suspects. Un tribunal révolutionnaire a été établi pour juger, et donne libre cours à ses passion démagogiques. La « Terreur est à l’ordre du jour », tel est le slogan à la mode parmi les patriotes.

Quel que soit dans l’avenir le sort de la France, il parait évident qu’elle sera définitivement gouvernée par un despote.

Quelle y soit conduite après avoir passé par un triumvirat ou quelque autre petit comité, peu importe. Je crois, moi, que cela arrivera et que nous somme a la veille d’une crise terrible (…) Les prisons sont déjà pleines de personnes qui se regardent comme de futures victimes. La nature recule d’horreur. »

S.E. G. Morris, le 18 octobre 1793, Lettre à Washington.
Ambassadeur plénipotentiaire des Etats-Unis à Paris.

Puisqu’on vous dit que la Grande Révolution de la liberté fut populaire et spontanée…